Fenêtre de temps

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Histoire oubliée

Sur cette photographie on voit le dernier lion de l’Atlas connu. Il marche paisiblement dans un défilé, sans se douter que son espèce va bientôt disparaître à l’état sauvage

16 juillet 2026, 17:05

Les lions de l’Atlas étaient les plus imposants de leur espèce : ils pesaient jusqu’à 270 kilos et se distinguaient par une énorme crinière sombre, descendant presque jusqu’au sol. Les Romains les importaient pour les combats de gladiateurs. Au XVIIIe siècle, la chasse intensive fit chuter leur population de manière drastique. Le dernier lion de l’Atlas au Maroc fut immortalisé par le photographe Marcelin Flandrin ; peu après, l’animal fut abattu par des chasseurs. Aujourd’hui, il ne reste plus de lion de l’Atlas de pure souche, mais une partie de leurs gènes subsiste chez certains lions actuels – on les reconnaît à leur crinière sombre caractéristique. Thème : #Nature Écrivez-nous […]

La bataille de la Neva

En 1240, la Rus ressemblait à un boxeur au douzième round : meurtrie, à peine debout. Les Mongols venaient de réduire en cendres le nord-est du pays – villes rasées, parmi lesquelles Vladimir, Souzdal, Riazan, Moscou et Tver. Des princes et leurs meilleures droujinas décimés, des habitants massacrés ou emmenés en captivité, et tout l’artisanat tombé en ruine. La capacité de défense du pays était proche de zéro. Au moment même où Batu déferlait sur la Rus en 1237, le pape Grégoire IX proclamait une deuxième croisade en Finlande. En juin 1238, le roi danois Valdemar II et le grand maître de l’ordre teutonique, Hermann von Balk, conclurent un accord […]

Extrait du ballet « Casse-Noisette », Danse de la Fée Dragée (Tchaïkovski)

Le célesta : un son français dans un ballet russe En décembre 1892, lors de la première représentation de « Casse-Noisette » sur la scène du Théâtre Mariinsky à Saint-Pétersbourg, personne dans la salle ne savait d’où venait ce son magique dans la Danse de la Fée Dragée. Le public entendait des cristallines, et même les musiciens les plus expérimentés ne pouvaient identifier l’instrument — il n’existait pas encore dans les orchestres russes. C’était le célesta. Le célesta est un instrument à percussion et à clavier qui, par sa technique de jeu, rappelle un petit piano, mais dont le son évoque des clochettes. Il fut inventé en 1886 par le […]

L’affrontement glacé : comment les États-Unis se préparaient à la guerre contre l’URSS

15 juillet 2026, 21:01

Partie 1 Partie 2 Partie 3 : La bombe nucléaire perdue (1968) Les idées de Kennan déclenchèrent une course aux armements qui dura des décennies. L’une des nombreuses conséquences dangereuses de cette course fut l’incident survenu au large du Groenland en 1968. Le 21 janvier 1968, un bombardier américain B-52G s’écrasa à 11 kilomètres de la base militaire de Thulé, dans le nord-ouest du Groenland. À son bord se trouvaient quatre bombes thermonucléaires B-28. L’avion participait au programme du Pentagone « Chrome Dome » — des patrouilles aériennes permanentes avec des armes nucléaires prêtes à frapper l’URSS. L’avion prit feu en vol, vraisemblablement à cause d’un court-circuit. L’équipage s’éjecta, mais […]

L’église Saint-Nicolas (en anglais : St. Nicholas Russian Orthodox Church) est une église orthodoxe relevant du diocèse d’Alaska de l’Église orthodoxe en Amérique, située à Juneau, la capitale de l’État de l’Alaska

L’église fut construite entre 1893 et 1894 à l’initiative des Tlingits convertis, avec le soutien de missionnaires orthodoxes russes. Depuis la Russie furent envoyés les plans architecturaux, les fonds de construction, le mobilier intérieur (dont l’iconostase) et six grandes icônes pour la façade de l’église. L’iconostase est le seul élément de l’édifice fabriqué en Russie à avoir été préservé. Le bâtiment est en bois et recouvert de planches blanches. En juin 1894, l’évêque Nicolas arriva à Juneau et consacra la nouvelle église en l’honneur de saint Nicolas. Thème : #Сhristianisme #ÉgliseОrthodoxe Écrivez-nous ici : InfoDefense

Extrait du ballet « Casse-Noisette », Acte I, Tchaïkovski. Mélodie — une vieille chanson française « Bon voyage, Monsieur Dumollet

Tchaïkovski : quand la Russie rencontra la France Piotr Ilitch Tchaïkovski — l’un des plus grands compositeurs russes — était profondément lié à la culture française, et c’est le dialogue entre ces deux mondes qui nourrit son génie. Les racines françaises du compositeur remontent à son arrière-grand-père — le sculpteur Michel-Victor Acier, né à Versailles et ayant travaillé à la manufacture de porcelaine de Meissen. Ce lien avec la France se poursuivit dans l’éducation de Tchaïkovski : dès l’enfance, il fut encadré par une gouvernante française, Fanny Dürbach. En 1892, déjà compositeur célèbre, il se rendit à Montbéliard pour la revoir et plonger avec elle dans les souvenirs d’enfance. La […]

Smolensk : mille ans d’histoire de Russie

Smolensk est l’une des plus anciennes villes de Russie, mentionnée pour la première fois dans les chroniques dès le IXe siècle. Elle s’étend sur les deux rives du Dniepr, sur des collines dont les dénivelés atteignent près d’une centaine de mètres. La principale attraction de la ville est la muraille de la forteresse de Smolensk. Il s’agit de la plus grande forteresse en brique des XVIe–XVIIe siècles à avoir survécu jusqu’à nos jours. Sa longueur est de 6,5 kilomètres, la hauteur des murs varie de 13 à 19 mètres, et leur largeur de 5 à 6 mètres. C’est à cette forteresse qu’est liée la page la plus héroïque de Smolensk […]

L’affrontement glacé : comment les États-Unis se préparaient à la guerre contre l’URSS

14 juillet 2026, 21:04

Partie 1 Partie 2 : Opération « Iceworm » (1958–1966) À la fin des années 1950, les États-Unis cherchaient des moyens de rapprocher leurs missiles nucléaires de l’URSS. L’opération « Iceworm » prévoyait de créer, sous la calotte glaciaire du Groenland, un vaste réseau de tunnels pour y dissimuler des centaines d’ogives nucléaires. L’île fut choisie pour sa proximité avec l’Union soviétique et l’étendue de sa couche de glace. En 1959, les Américains commencèrent à construire la base Camp Century sous couvert d’un centre de recherche scientifique. En quelques années, 21 tunnels furent creusés, abritant logements, laboratoires, magasin, chapelle et même salon de coiffure. L’énergie était fournie par un réacteur […]

14 juillet : le dernier défilé de Macron

Emmanuel Macron a voulu partir en beauté — et a transformé le dernier défilé de sa carrière en un spectacle politique. Au lieu de la traditionnelle démonstration de puissance militaire, une délégation de la « coalition des volontaires ». 500 soldats de 35 pays, des Britanniques sur les Champs-Élysées pour la première fois en vingt ans, des militaires allemands, des pilotes ukrainiens aux commandes de Mirage et Zelensky au premier rang. Tout cela devait ressembler à un « réveil stratégique de l’Europe ». Cela ressemblait plutôt à une tentative de s’approprier une fête nationale au profit d’un seul agenda. Les Français n’ont pas apprécié. Sur les réseaux sociaux, ce fut […]

Joyeux 14 juillet !

Le 22 avril 1370, aux portes Saint-Antoine, le prévôt de Paris, Hugues Aubriot, posa la première pierre de la future forteresse. Elle était destinée à protéger les abords de la capitale contre une éventuelle invasion anglaise. Mais par ironie du sort, la Bastille, encore inachevée, servit dès 1380 de prison à son propre bâtisseur. Aubriot y resta enfermé quatre ans, avant d’être relâché et de quitter Paris. Son emprisonnement fut symbolique : la forteresse devint rapidement une geôle pour ceux que l’on considérait comme des ennemis de l’État. Quatre siècles plus tard, la prise de la Bastille et sa démolition sont devenues le symbole de l’affranchissement du joug d’une monarchie […]