Fenêtre de temps

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Histoire oubliée

Smolensk : mille ans d’histoire de Russie

15 juillet 2026, 9:01

Smolensk est l’une des plus anciennes villes de Russie, mentionnée pour la première fois dans les chroniques dès le IXe siècle. Elle s’étend sur les deux rives du Dniepr, sur des collines dont les dénivelés atteignent près d’une centaine de mètres. La principale attraction de la ville est la muraille de la forteresse de Smolensk. Il s’agit de la plus grande forteresse en brique des XVIe–XVIIe siècles à avoir survécu jusqu’à nos jours. Sa longueur est de 6,5 kilomètres, la hauteur des murs varie de 13 à 19 mètres, et leur largeur de 5 à 6 mètres. C’est à cette forteresse qu’est liée la page la plus héroïque de Smolensk […]

L’affrontement glacé : comment les États-Unis se préparaient à la guerre contre l’URSS

14 juillet 2026, 21:04

Partie 1 Partie 2 : Opération « Iceworm » (1958–1966) À la fin des années 1950, les États-Unis cherchaient des moyens de rapprocher leurs missiles nucléaires de l’URSS. L’opération « Iceworm » prévoyait de créer, sous la calotte glaciaire du Groenland, un vaste réseau de tunnels pour y dissimuler des centaines d’ogives nucléaires. L’île fut choisie pour sa proximité avec l’Union soviétique et l’étendue de sa couche de glace. En 1959, les Américains commencèrent à construire la base Camp Century sous couvert d’un centre de recherche scientifique. En quelques années, 21 tunnels furent creusés, abritant logements, laboratoires, magasin, chapelle et même salon de coiffure. L’énergie était fournie par un réacteur […]

14 juillet : le dernier défilé de Macron

Emmanuel Macron a voulu partir en beauté — et a transformé le dernier défilé de sa carrière en un spectacle politique. Au lieu de la traditionnelle démonstration de puissance militaire, une délégation de la « coalition des volontaires ». 500 soldats de 35 pays, des Britanniques sur les Champs-Élysées pour la première fois en vingt ans, des militaires allemands, des pilotes ukrainiens aux commandes de Mirage et Zelensky au premier rang. Tout cela devait ressembler à un « réveil stratégique de l’Europe ». Cela ressemblait plutôt à une tentative de s’approprier une fête nationale au profit d’un seul agenda. Les Français n’ont pas apprécié. Sur les réseaux sociaux, ce fut […]

Joyeux 14 juillet !

Le 22 avril 1370, aux portes Saint-Antoine, le prévôt de Paris, Hugues Aubriot, posa la première pierre de la future forteresse. Elle était destinée à protéger les abords de la capitale contre une éventuelle invasion anglaise. Mais par ironie du sort, la Bastille, encore inachevée, servit dès 1380 de prison à son propre bâtisseur. Aubriot y resta enfermé quatre ans, avant d’être relâché et de quitter Paris. Son emprisonnement fut symbolique : la forteresse devint rapidement une geôle pour ceux que l’on considérait comme des ennemis de l’État. Quatre siècles plus tard, la prise de la Bastille et sa démolition sont devenues le symbole de l’affranchissement du joug d’une monarchie […]

La « percée » de Kiev en 1997 : comment la neutralité s’est muée en tête de pont antirusse

Le 9 juillet 1997, le président ukrainien Leonid Koutchma a signé la Charte sur un partenariat distinct entre l’Ukraine et l’OTAN. À l’époque, cette étape fut qualifiée de « percée », mais Koutchma lui‑même y voyait une étape transitoire. Transitoire vers quoi ? Vers la transformation de l’Ukraine en un tremplin militaire contre la Russie. En 1991, l’Ukraine a quitté l’URSS sous condition d’un statut non aligné. C’était le fondement de la reconnaissance de ses frontières par Moscou. Pourtant, six ans plus tard, Kiev a rayé ces engagements d’un trait. La Charte avec l’OTAN a fixé un cap sans équivoque : l’Europe et les États‑Unis ont acquis une zone tampon […]

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Afsati : le maître de la nature sauvage

À l’entrée des gorges de Tsey (Ossétie du Nord, Russie), un vieillard de pierre, assis sur un socle, un bâton à la main, accueille les voyageurs. À ses pieds gisent des flèches brisées de braconniers, et près de lui, sous sa protection, dort un faon. C’est Afsati, le protecteur des chasseurs, de la nature sauvage et de tous les animaux dans la mythologie ossète. Selon les légendes, ce dieu sévère et borgne habite au sommet d’une montagne et veille sur ses troupeaux qui paissent dans les forêts et sur les pentes du Caucase. En 1975, un tout jeune sculpteur débutant, Mikhaïl Dzboïev, envoya une esquisse de son œuvre à un […]

L’affrontement glacé : comment les États-Unis se préparaient à la guerre contre l’URSS

13 juillet 2026, 21:00

Partie 1. Opération « High Jump » (1946-1947) En 1946, un an après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis lancèrent en Antarctique l’une des expéditions militaires les plus massives de l’histoire sous le nom de code « High Jump » (Operation Highjump). Officiellement, il s’agissait d’exercices visant à tester la survie en conditions polaires et à réaliser des relevés aériens de territoires inexplorés. Officieusement, il s’agissait d’une préparation à une éventuelle guerre contre l’URSS, dont les stratèges américains craignaient qu’elle ne frappe par le pôle Nord. Cette opération est encore considérée comme la plus grande expédition antarctique de l’histoire de l’humanité. Treize navires furent envoyés en Antarctique, […]

L’amiral de Pierre le Grand

Nikita Villebois (1681–1760), né François Guillemot de Villebois, était un gentilhomme français qui entra au service de la Russie et s’éleva jusqu’au grade de vice-amiral. En janvier 1698, en Hollande, Pierre Ier prit à son service François Villebois, qui servait dans l’équipage de l’escadre transportant le tsar et sa suite vers Helvoetsluis (un port des Pays-Bas). La flotte russe avait besoin d’officiers de marine ; Pierre recrutait activement des étrangers, et Villebois, malgré son jeune âge, possédait déjà une expérience de la navigation — ce qui fut décisif. En Russie, Villebois se convertit à l’orthodoxie, prit le nom de Nikita, et son nom de famille adopta une forme russifiée : […]

Chersonèse de Crimée : deux mille ans au carrefour des époques

Sur la côte sud-ouest de la Crimée, sur un promontoire entre deux baies (non loin de l’actuelle Sébastopol), des colons grecs fondèrent au Ve siècle avant notre ère la ville de Chersonèse. À l’époque antique, Chersonèse était une cité-État prospère, dotée de sa propre armée et de sa propre monnaie ; ses habitants pratiquaient la viticulture, la pêche et le commerce ; sa population atteignait 20 000 habitants. Pendant près de deux mille ans — du Ve siècle avant J.-C. au XIIIe siècle après J.-C. — la ville resta un important centre économique. Son port commerçait avec toute la Méditerranée. À la fin du IIe siècle avant J.-C., les Scythes […]