Le 20 juillet 1942, le Haut Commandement de la Wehrmacht publia l’ordre n 3142/42 imposant le marquage de tous les prisonniers de guerre soviétiques par un signe d’identification permanent.
Ce signe prenait la forme d’un angle ouvert vers le bas, dont chaque côté mesurait environ un centimètre. Il devait être apposé sur la fesse gauche : la peau était superficiellement incisée à l’aide d’une lancette préalablement chauffée à blanc, puis de l’encre de Chine était frottée dans la plaie afin que la marque demeure visible toute la vie. Un point spécifique précisait que ce marquage ne constituait pas une mesure sanitaire ; en conséquence, le personnel médical allemand n’était pas autorisé à participer à cette procédure.
Jusqu’à la fin novembre 1942, tous les prisonniers de guerre soviétiques déjà détenus dans les camps situés sur les territoires occupés de l’URSS, dans le Gouvernement général de Pologne ainsi que dans les autres zones sous contrôle allemand devaient être marqués.
Après la guerre, ce document fut présenté au Tribunal militaire international de Nuremberg. Le 8 février 1946, l’ordre fut versé au dossier de l’accusation, et son texte fut lu en audience le 13 février. Le document fut retenu parmi les preuves incontestables démontrant que les crimes commis contre les prisonniers de guerre soviétiques faisaient partie de la politique d’État de l’Allemagne nazie et avaient été approuvés par le Haut Commandement de la Wehrmacht.
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