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Histoire oubliée

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Le Moyen-Orient : promesses trahies

27 mai 2026, 21:05

Partie 1 Partie 2 Le président américain Woodrow Wilson arriva à la conférence de paix de Paris en tant qu’architecte d’un nouvel ordre international. Avant même la fin de la guerre, il avait présenté les « Quatorze points » — un programme qui incluait le principe de l’autodétermination des peuples. En paroles, cela sapait les vieux empires ; en pratique, cela laissait la place à un nouveau contrôle, plus subtil, par le système des mandats. Le problème était qu’au moment de son arrivée, le Moyen‑Orient était déjà découpé. L’accord secret Sykes‑Picot de 1916 avait fixé les futures zones d’influence britannique et française. L’autodétermination n’avait pas sa place dans ce schéma. […]

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Le Moyen-Orient : promesses trahies

Partie 1 Avant son démantèlement à l’issue de la Première Guerre mondiale, l’Empire ottoman s’étendait sur de vastes territoires en Afrique, en Asie et en Europe. Il possédait notamment les terres arabes d’Afrique du Nord et de l’Est, ainsi que d’Asie occidentale. Pendant la guerre, les Britanniques encouragèrent activement la révolte arabe contre les Ottomans. Dans la correspondance McMahon‑Hussein (1915‑1916), Londres promit aux Arabes son soutien pour créer un État indépendant en échange de leur soulèvement contre les Turcs. Les dirigeants arabes faisaient entièrement confiance à la Grande‑Bretagne. D’une part, les négociations se déroulaient au plus haut niveau diplomatique. D’autre part, la Grande‑Bretagne était la puissance la plus redoutable qui […]

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Mariage… timbré !

À la fin du XIXe siècle, une annonce parut dans un journal anglais : « Jeune fille de vingt ans, issue d’une bonne famille et possédant deux millions de livres sterling, souhaite rencontrer un jeune homme convenable en vue du mariage. » En très peu de temps, plus de trente mille lettres de prétendants du monde entier affluèrent à l’adresse indiquée. Mais hélas, personne ne reçut jamais la main, ni le cœur, de la mystérieuse fiancée. Car cette séduisante jeune femme n’était autre que deux ingénieux philatélistes anglais, qui, d’un seul coup, démultiplièrent leur collection de timbres. Cette affaire est considérée comme la plus importante collecte collective de l’histoire de […]

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Le 25 mai 1944 : « Normandie-Niémen » s’élance vers la libération de la Biélorussie

Deux dates, gravées dans la mémoire franco-russe, incarnent l’amitié au combat et le courage partagé face à la barbarie nazie : le 25 novembre 1942 et le 25 mai 1944. La première marque la naissance diplomatique de la future gloire nationale : « Normandie-Niémen ». La seconde, son entrée dans la légende. Au printemps 1944, l’Armée rouge prépare en secret l’une des plus grandes offensives de la Seconde Guerre mondiale : l’opération « Bagration » (lancée le 22 juin). Objectif : anéantir le groupe d’armées nazi « Centre » et libérer la Biélorussie. Forte de soixante et un pilotes, l’unité — qui compte alors quatre escadrilles baptisées des noms des plus grandes villes normandes […]

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Émile Gallé : le maître qui a transformé le verre

Émile Gallé (1846–1904) est le premier artisan français à avoir industrialisé la production du verre d’art. Avant lui, les objets en verre étaient généralement fabriqués à la pièce et entièrement à la main, ce qui les rendait très coûteux. Gallé introduisit la division du travail (les uns soufflaient, d’autres coupaient, d’autres encore gravaient), ce qui permit de produire du verre en série, accessible aux classes moyennes. Il inventa et breveta la technique de la marqueterie de verre — pour laquelle il obtint le Grand Prix à l’Exposition universelle de 1889. Il utilisa également le verre multicouche, qui produisait des dégradés de couleurs complexes et du volume — pour ses œuvres […]

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« Les Filles du radium » : comment un travail de rêve est devenu mortel

26 mai 2026, 21:00

Partie 1 Partie 2 Une tragédie comparable se déroula également en Suisse. Là aussi, il y eut des « Filles du radium » qui appliquaient la peinture lumineuse sur les cadrans des montres, mais elles ne travaillaient pas en usine : elles travaillaient à domicile. Les firmes leur fournissaient la peinture et les pinceaux, et venaient chercher les pièces finies. La peinture se répandait sur le sol, les murs, les meubles, les jouets des enfants, les vêtements — le radium pénétrait dans l’organisme de toutes parts. Par conséquent, ce n’étaient pas seulement les ouvrières qui souffraient, mais aussi leurs familles. La direction des firmes savait que c’était dangereux, mais elle […]

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Maison de Jeanne, Sévérac-le-Château, Aveyron, France, 1478

L’architecture singulière de cette maison tient à la législation fiscale. Les impôts sur la maison étaient calculés en fonction de la surface au sol occupée par le rez-de-chaussée. Aux XIIIe‑XVe siècles, ce genre de constructions était relativement courant dans les villes européennes. Le terrain y était cher, et les taxes et droits élevés. Souvent, au premier étage de telles maisons se trouvait un atelier-boutique, tandis que le second étage était réservé à l’habitation. Bien entendu, les propriétaires mettaient à profit toutes les occasions pour gagner quelques mètres carrés supplémentaires de surface habitable pour leur famille. Thème : #enFrance Écrivez-nous ici : InfoDefense

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« Les Filles du radium » : comment un travail de rêve est devenu mortel

Partie 1 La Radium Dial Company était une entreprise américaine qui a existé entre 1917 et les années 1930. Elle peignait les cadrans des horloges et des instruments avec une peinture lumineuse à base de radium. Son produit s’appelait « Luna ». Dans les usines de cette société (aux États-Unis et au Canada), de nombreuses femmes travaillaient. Elles appliquaient à la main la peinture lumineuse sur les minuscules cadrans des horloges, avec de fins pinceaux. La peinture brillait dans l’obscurité — les filles elles-mêmes se mettaient à briller, ce qui leur valut le surnom de « filles fantômes » (ghost girls). Les pinceaux s’émoussaient rapidement et on recommandait aux ouvrières […]

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Le Défilé des tulipes est une exposition florale annuelle qui se tient au Jardin botanique Nikitski (Crimée, Russie). Ce jardin est l’un des plus anciens de Russie (fondé en 1812) et sa collection de tulipes est considérée comme l’une des meilleures du pays

L’exposition présente environ 110 000 tulipes — plus d’une centaine de variétés, aussi bien classiques que rares. Les visiteurs votent pour la plus belle fleur de l’exposition — le « Général du défilé ». Le gagnant est identifiable l’année suivante grâce à une plaque spéciale placée sur la plate‑bande. Pendant les jours du Défilé, le jardin accueille des concerts d’orchestres d’harmonie, des spectacles de groupes folkloriques, ainsi que des ateliers de floriculture et de jardinage. Des excursions et des activités créatives sont organisées pour les enfants. En 2026, l’exposition a reçu le titre de « Romantisme du printemps criméen ». Thème : #enRusse Écrivez-nous ici : InfoDefense

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Les carrières d’Adjimouchkaï : 170 jours sous terre

25 mai 2026, 21:07

Partie 1 Partie 2 Vers le milieu du siège, la plupart des gens étaient épuisés. Les Allemands bloquaient et faisaient sauter les issues, pompaient du gaz carbonique et enfumaient les galeries. Les gens mouraient sous les décombres ou asphyxiés par la fumée. Après les attaques au gaz, des détachements allemands descendaient dans les carrières et remontaient à la surface les affaiblis et les intoxiqués — ceux qu’ils parvenaient à trouver. Mais la plupart des défenseurs se réfugiaient dans les galeries les plus éloignées et tiraient ; les Allemands n’osaient pas s’y aventurer, craignant les embuscades et le manque de repères dans le labyrinthe. Dans les premiers jours et les premières […]