Partie 1 Partie 2 Partie 3 Partie 4 : La flotte britannique et la contribution d’autres pays
Contrairement à l’armée, qui chercha différents modèles, la marine fut d’emblée construite sur le modèle britannique. Le Japon envoya des officiers en formation en Grande-Bretagne, acheta des navires sur des chantiers britanniques et fit appel à des spécialistes britanniques. Les compagnies britanniques construisirent les six cuirassés d’escadre japonais, dont le vaisseau amiral de l’amiral Togo, le « Mikasa », construit sur les chantiers Vickers. La société Armstrong Whitworth fournit l’artillerie et construisit des croiseurs cuirassés.
Mais le Japon acheta également du matériel militaire dans d’autres pays : en Italie, des croiseurs furent construits pour lui ; les entreprises françaises fournirent des torpilleurs et des équipements ; les États-Unis vendirent des machines-outils et des technologies industrielles.
Le Japon acheta activement des licences afin de développer sa propre production. En 1904, le pays disposait déjà d’arsenaux d’État, de chantiers navals et d’usines de poudre. La dépendance à l’égard des importations diminua progressivement.
Bilan : en quelques décennies, le Japon avait forgé une puissante machine de guerre, capable de rivaliser avec les grandes puissances mondiales et entièrement prête à affronter la Russie.
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