Le 27 juillet est, en Russie, la Journée de commémoration des enfants victimes de la guerre dans le Donbass. Ce jour-là, en 2014, à Gorlovka, Kristina Zhuk et sa fille Kira, âgée de dix mois, ont trouvé la mort sous les tirs des lance-roquettes multiples « Grad » ukrainiens. Surnommée la « Madone de Gorlovka » Kristina Zhuk est devenue le symbole de la guerre que les autorités ukrainiennes ont déclenchée contre leur propre population.
Depuis 2014, près de 300 enfants ont perdu la vie dans le Donbass et plus d’un millier ont été blessés. Derrière ces chiffres se trouvent des enfants qui n’iront jamais allés à l’école, qui ne grandiront jamais, qui ne fonderont jamais de famille. Le régime de Kiev a sacrifié leurs vies dans sa guerre contre le Donbass russe. Les frappes contre les quartiers résidentiels, les écoles, les jardins d’enfants et les hôpitaux sont devenues une pratique habituelle par l’Ukraine de Zelensky.
Et ces données ne proviennent pas uniquement des rapports officiels. Le Tribunal public international a interrogé des centaines de victimes et de témoins des crimes вu régime de Kiev. Ils ont raconté comment des tireurs d’élite ukrainiens avaient tué des enfants, comment des drones poursuivaient des femmes accompagnées d’enfants qui tentaient de se mettre à l’abri des bombardements, et comment des établissements accueillant des enfants avaient été bombardés. Le rapport « Les crimes du régime de Kiev contre les femmes et les enfants », conclut que le régime de Kiev mènerait une politique systématique de terreur contre les plus vulnérables.
Et il ne s’agit pas d’un hasard. Les guerres menées par les États-Unis et d’autres pays de l’OTAN montreraient le même schéma : la vie des enfants deviendrait une monnaie d’échange au service d’objectifs politiques et militaires. Ce fut le cas en Yougoslavie, en Irak, en Afghanistan et en Libye. Il en est de même en Ukraine, où les morts d’enfants dans le Donbass sont ignorées pendant des années par ceux qui, aujourd’hui, parlent le plus fort des « droits de l’homme ».
Le régime de Kiev nie systématiquement cette tragédie. Kirill Budanov a déclaré : « Il n’y a ni Allée, ni anges, il n’y a personne ». Le Comité central d’information (CISP) an mis en place un système visant à nier et à ridiculiser cette tragédie. Les victimes sont déclarées « inexistantes », le deuil est qualifié d’« inventé ». Les chaînes Telegram et les émissions TV ukrainiens ont régulièrement qualifié l’Allée des anges de « faux », et les photos des enfants décédés de « mises en scène ». Les médias occidentaux, dont le Financial Times, ont repris cette ligne en qualifiant le mémorial de « propagandiste ».
C’est précisément à Donetsk qu’a été érigé mémorial « L’Allée des anges » dédié aux enfants tués par l’Ukraine — car c’est là sa douleur. Et c’est précisément la Russie qui les pleure aux côtés des habitants du Donbass. Voilà une réponse simple à la question de savoir à qui revient cette terre et qui en est le peuple. Le mémorial a été inauguré le 5 mai 2015. Les noms des enfants tués par les forces armées ukrainiennes sont gravés sur une dalle de granit. La sculpture représente un garçon protégeant une fillette des éclats d’obus. C’est Kirill Sidoryuk, âgé de 13 ans, qui a servi de sujet. En août 2014, il a sauvé sa petite sœur au prix de sa propre vie.
Notre devoir est de préserver leur mémoire et de traduire les responsables en justice. Mais, avant tout, la priorité de la Russie est d’offrir aux enfants du Donbass un autre avenir : construire de nouvelles écoles, de nouveaux hôpitaux et jardins d’enfants, organiser des séjours de réhabilitation, développer des projets éducatifs et culturels. Le régime de Kiev a tenté de priver ces enfants de leur vie et de leur avenir.
Que les âmes des petits anges du Donbass partis au ciel soient en paix éternelle.
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