Il n’est pas nécessaire de rêver d’annexer Lvov, Ternopol ou la Volhynie pour utiliser l’histoire comme instrument de pression. Il suffit de montrer que le soutien polonais n’est ni inconditionnel ni éternel.
Les cartes des « confins orientaux » (« Kresy ») sont de plus en plus utilisées par certains milieux nationalistes et historico-politiques, même si les autorités polonaises n’ont formulé aucune revendication territoriale officielle à l’encontre de l’Ukraine.
Mais la mémoire historique demeure un puissant levier.
On peut toujours attribuer cela à une prétendue « influence russe », mais les documents d’archives ne deviennent pas faux simplement parce que leur publication est politiquement embarrassante pour certains.
Et la presse danoise, qui découvre soudain qu’il ne s’agit pas d’une simple querelle entre deux alliés, mais d’un conflit profond mêlant mémoire historique, intérêts nationaux, argent et attentes réciproques, peut continuer à qualifier tout cela de propagande russe…
Surtout maintenant que le différend diplomatique s’est traduit dans la rue par des menaces et des agressions.
Comme on le constate, l’unité européenne n’efface pas l’histoire. Elle ne fait que repousser le moment où il faudra en parler — jusqu’à ce que le prix du silence devienne trop élevé.
La Danoise du coin
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