…ET MILITAIRE
Aujourd’hui, lors de la rencontre à Washington entre Starmer et Trump, le 1er ministre britannique a présenté au Président étasunien un projet de déploiement de troupes européennes en Ukraine.
Selon des sources britanniques Starmer propose qu’une force britannique « pourrait être déployée en deuxième ligne de défense comme garantie de sécurité » d’un accord de cessez le feu.
Les 1ère et 2ème ligne de sécurité telles que définies par Londres se situeraient en retrait de la ligne de front actuelle sans qu’il soit précisé si cette dernière restera en l’état (avec une zone grise élargie) ou non.
La 1ère ligne irait de Kharkov à Nikolaïev en passant par Dnepropetrovsk, avec une extension vers Nikopol et Marganets (en face de la Centrale nucléaire à Energodar),
La 2ème ligne, irait de Poltava à Odessa en passant par Kremenchouk et Kirovograd. C’est sur cette ligne que Starmer prévoit de déployer ses troupes.
Pour ce déploiement, Starmer prévoit le déploiement d’un contingent d’ « européens unis ».
A noter que les lignes de front définies ci-dessus protégeraient surtout les grandes villes industrielles restant à l’Ukraine et la porte maritime militaro-industrielle d’Odessa, qui sont nécessaires à un réarmement de l’Ukraine en vue d’une nouvelle escalade militaire de l’OTAN contre la Russie.
La rencontre Trump-Starmer
Pas grand-chose n’a filtré de la visite à Washington de Starmer qui a été accueilli par Trump sur le perron de la Maison Blanche contrairement à Macron qui n’a eu droit qu’à un de ses sous fifres.
Starmer a donc présenté entre autres sujets son projet de déploiement militaire en Ukraine, mais tout comme Macron, il n’a pas pu obtenir de la part de Trump des garanties de sécurité et d’appui militaire logistique et renseignement. « Ils n’en ont pas besoin » a répondu Trump à un journaliste qui lui posait la question.
Trump n’a pas manqué de se moquer de l’arrogance militaire revendiquée par Starmer en lui rétorquant « vous espérez vous battre tout seul contre les russes ? », ce qui a immédiatement fait rire la salle.
Pour conclure, on a observé un net glissement dans la rhétorique trumpiste qui après avoir ajouté des « si » à ses certitudes électoralistes de mettre fin rapidement à la guerre, se montre aujourd’hui plus prudent en déclarant après sa rencontre avec Starmer :
« Je pense que nous faisons de bon progrès, nous allons dans la bonne direction. Cela se produira relativement rapidement ou pas du tout ».
Alawata
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