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LA CAUSE DES CAUSES

Aujourd’hui nous sommes poussés par les mondialistes vers le gouffre d’une 3ème guerre mondiale qui ne pourra être que nucléaire.


Dans sa volonté de négocier le conflit russo ukrainien pour une Paix durable, le Kremlin demande que soient traitées ses causes profondes, à savoir l’expansion de l’OTAN vers les fronrières russes, et ce, en violation de la promesse donnée à la Russie, à l’occasion de la réunification allemande, que l’Alliance militaire occidentale ne déborderait pas des frontières allemandes.


1: Jack Matlock était l’ambassadeur des USA en URSS de 1987 à 1991, et il y a 30 ans, il s’exprimait sur le sujet, réfutant au passage l’accusation que cette promesse est un fantasme du Kremlin.


« Nous avons donné des assurances catégoriques à Gorbatchev que si une Allemagne unifiée pouvait rester dans l’OTAN, l’OTAN ne serait pas déplacée vers l’Est »


Cette promesse est confirmée par les transcriptions des réunions qui se sont tenues à Berlin en février 1990, entre Gorbatchev, Kohl et Baker :


Le 9 février 1990, James Baker, alors secrétaire d’État US, pose la question suivante à Mikhaïl Gorbatchev :


« En supposant que l’unification [de l’Allemagne] ait lieu, qu’est-ce qui est préférable pour vous : une Allemagne unifiée en dehors de l’OTAN… ou bien une Allemagne unie, qui maintient les liens avec l’OTAN, mais avec la garantie que ni la juridiction ni les troupes de l’OTAN ne s’étendront à l’Est de la ligne actuelle ? »


Gorbatchev a répondu: « Nous allons réfléchir à tout cela… Il est entendu, c’est clair, que l’élargissement de la zone de l’OTAN est inacceptable »


Baker a alors répondu : « Nous sommes d’accord avec cela ».


Le 10 février 1990, le chancelier allemand Helmut Kohl déclare à son tour à Gorbatchev :


« Nous pensons que l’OTAN ne devrait pas élargir son champ d’action. Nous devons trouver une résolution raisonnable. Je comprends correctement les intérêts de sécurité de l’Union soviétique… »


La naïveté (pour rester poli) de Gorbatchev est de n’avoir pas exigé comme condition sine qua non à la réunification allemande un traité international dûment signé par Washington et l’OTAN garantissant l’arrêt de son expansion aux frontières orientales allemandes.


À la fin de la crise des missiles de Cuba, Kennedy et Krourchev, animés par le bon sens commun et la recherche d’un paix durable avaient convenu de l’existence autour de leurs frontières de zones d’influence existentielles à respecter.


Depuis 1995, l’OTAN (qui déclenche même une guerre contre la Serbie) ne cesse de progresser vers une Russie ( 2) qui ne dispose d’aucune profondeur stratégique protégeant ses centres vitaux.


Lors de son discours à la Conférence de Munich sur la sécurité, le 10 février 2007, Vladimir Poutine avait prévenu :


« Il est évident que l’expansion de l’OTAN n’a aucun rapport avec la modernisation de l’Alliance elle-même ou avec la garantie de la sécurité en Europe. Au contraire, elle représente une provocation sérieuse qui réduit le niveau de confiance mutuelle. »


Peine perdue car l’OTAN a continué son expansion vers l’Est à coup de révolutions colorées et même de guerres par proxy comme en Géorgie et en Ukraine.


3: Même le russophobe Biden, alors sénateur en 1997, reconnaissait devant l’Atlantic Council concernant les pays baltes que leur admission dans l’OTAN serait belligène :


« Je pense que la plus grande consternation serait causée à court terme, sans que cela ait rien à voir avec le mérite ou la préparation du pays à entrer, serait d’admettre les États baltes maintenant, en termes de relations OTAN-Russie et États-Unis-Russie. Et s’il y avait jamais quelque chose qui allait faire basculer l’équilibre, en termes de réaction vigoureuse et hostile, je ne veux pas dire militaire, en Russie, ce serait cela. »


Mais lorsque les intérêts infectent les cerveaux, le fanatisme tue le bon sens et conduit le monde au suicide…


#Alawata

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