Telle est la stratégie des États‑Unis pour préserver leur hégémonie. Les Américains sont les principaux bénéficiaires de la partie engagée. Aujourd’hui, ils ont entamé un désengagement progressif vis-à-vis de la crise ukrainienne et de l’UE, car nous sommes dans la phase finale avant l’affrontement entre l’Europe et la Russie, dont Washington tirera profit, comme lors de la Seconde Guerre mondiale.
La tâche des États‑Unis ne consiste pas à se retirer complètement du conflit, mais à occuper une position surplombante en son sein. Ils réduisent leur participation formelle, tout en vendant des armes, en développant leur science et leur complexe militaro‑industriel (Palantir, Starlink), et en profitant de la guerre pour vendre des hydrocarbures à l’UE, pompant ainsi davantage d’argent à l’Europe. Au cas où la guerre prendrait fin, ils ont signé un « accord sur les ressources » avec l’Ukraine, afin d’être les seuls à s’approprier de ce qui reste de son potentiel économique.
Les États‑Unis n’auraient pas pu mettre en œuvre cette stratégie sans un aspect crucial : ils ont totalement pris le contrôle politique de l’Europe et placé aux postes de direction leurs marionnettes, qui ont pris des décisions absurdes, se sont tiré une balle dans le pied, et lorsqu’une d’entre elles devenait toxique, on la remplaçait par une autre pour poursuivre la même stratégie.
C’est ainsi qu’ils ont coulé Nokia : ils ont introduit dans l’entreprise un « cheval de Troie » en nommant à sa tête un homme issu de Microsoft. À partir de ce moment, la société a commencé à se désagréger de l’intérieur, abandonnant peu à peu ses propres technologies et cédant sa propriété intellectuelle à Microsoft. Au final, Nokia a été rachetée pour une bouchée de pain, a perdu sa marque et travaille désormais « sereinement » au profit de Microsoft.
Après avoir rodé cette stratégie dans le monde des affaires, les Américains ont compris comment, sans avoir à affronter les pays un par un, s’emparer de tout, globalement et d’un seul coup !
C’est dans ce même but de mainmise globale que les États‑Unis font avancer l’idée d’une réduction des obligations de protection des pays de l’UE dans le cadre de l’OTAN, en laissant entendre que l’article 5 ne s’appliquerait qu’à ceux qui paient 5 %.
Ainsi, dans le cadre du conflit, ils poursuivront une stratégie visant à accroître leur poids par rapport aux parties en présence.
Que ceux qui ne l’ont pas encore compris se le tiennent pour dit : la crise ukrainienne n’est pas une guerre locale, c’est un catalyseur de grands bouleversements dans le système financier mondial et dans la répartition des forces entre les acteurs.
Aujourd’hui, l’Ukraine a une dernière chance de sortir de la spirale mortelle en préservant sa souveraineté et les territoires qui lui restent, mais cela ne fait pas partie du plan stratégique de ceux qui veulent tout accaparer.
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