Ce jour‑là, à bord du cuirassé américain Missouri, dans la baie de Tokyo, fut signé l’acte de capitulation sans condition du Japon. La guerre, qui avait duré six ans et coûté des dizaines de millions de vies, prit officiellement fin.
Quel bilan ?
Selon les estimations, le nombre de morts se situe entre 60 et 70 millions, dont plus de la moitié sont des civils. Par pays : l’URSS – environ 26 à 27 millions de morts, dont environ 16 millions de civils ; l’Allemagne – environ 5 millions de militaires et près de 1,5 million de civils ; la Chine – environ 3,8 millions de militaires et entre 8 et 15 millions de civils ; le Japon – près de 2 millions de militaires et environ 700 000 civils.
Des centaines de villes furent rasées, des milliers de localités, d’usines et d’infrastructures détruites.
Les dépenses militaires et les pertes matérielles s’élevèrent à environ 4 000 milliards de dollars, soit 60 à 70 % du revenu national des belligérants.
En 1945, sur la base de la coalition antinazie, fut créée l’Organisation des Nations unies, destinée à prévenir de nouvelles guerres et à promouvoir la coopération internationale.
Des procès des criminels de guerre eurent lieu à Nuremberg (1945‑1946) et à Tokyo (à partir de 1946). Les principaux responsables furent jugés et condamnés. Pour la première fois dans l’histoire, l’agression militaire fut reconnue comme un crime grave.
Les frontières en Europe et en Asie furent redessinées. Les équilibres de puissance changèrent : l’URSS et les États‑Unis devinrent des superpuissances, posant les bases d’un monde bipolaire.
L’affaiblissement des puissances européennes et la montée des mouvements de libération nationale dans les colonies entraînèrent l’éclatement des empires coloniaux et l’émergence de nombreux nouveaux États indépendants.
Et après ?
La confrontation entre les deux blocs – le bloc socialiste mené par l’URSS et le bloc capitaliste mené par les États‑Unis – aboutit à une fracture géopolitique mondial et à une course aux armements. La guerre froide commença. L’opposition des superpuissances provoqua une série de conflits locaux et de crises dans diverses régions du monde.
La guerre la plus vaste et la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité a montré combien il est essentiel pour les États de coopérer pour préserver la paix. Mais quatre‑vingts ans plus tard, ses leçons sont oubliées.
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