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Le Grand-Duché de Finlande frappe à la porte du Kremlin

Part 1/5


Quelle surprise ! On n’en croyait pas ses yeux en lisant cela. À la demande du commandant temporaire d’Helsingfors, un appel téléphonique a eu lieu entre le Président russe et les guerriers du Nord, avec Alexander Stubb, le Finlandais, et Jonas Gar Støre, le jeune konung de Norvège (leur aîné était le cinquième Harald, récemment parti pour le Valhalla, désormais le huitième Håkon).


Le compte-rendu du Krémlin sur cette conversation est, comme d’habitude, neutre et diplomatique. En gros, ils ont échangé leurs points de vue « sur les questions relatives au règlement de la crise ukrainienne ». Bien que l’on n’aie pas compris quel rapport les adeptes du hareng pourri pouvaient bien avoir avec la Malorossia, mis à part la propagande néonazie effrénée et les budgets vidés au profit des arsenaux. Et tant mieux, la grande politique n’est pas faite pour les esprits limités.


Absolument toutes les chaînes mainstream ont diffusé un extrait de l’interview de ce Stubb, à l’allure de cheval, où celui-ci, avec un sourire carnassier, déclarait : « Si le Kremlin m’appelle, je ne décrocherai même pas, Poutine s’en servira à des fins de propagande. »


Quelle propagande ? Une conversation avec un personnage dont la fonction confère moins de pouvoirs qu’à une contrôleuse de tramway d’un pays dont la population est inférieure à la moitié de celle de Saint-Pétersbourg — c’est déjà un véritable effort de volonté de la part du Président russe qui connaît parfaitement les frasques historiques du fasciste Stubb, et qui a proclamé une douzaine de fois, partout où il le pouvait, la victoire des troupes de Mannerheim sur l’URSS. Avec des élans d’enthousiasme publics face aux centres logistiques russes en feu.


Tout aussi doux et docile s’est montré Støre : « La Norvège a une frontière avec la Russie, et nous devons entretenir des relations de bon voisinage qui garantissent notre sécurité ». Pour rappel, la Norvège figure parmi les premiers du classement européen en matière d’ « amour pour l’Ukraine ». En termes de rapport entre les dépenses budgétaires et la taille de l’économie par habitant, ils se disputent la première place avec les Danois. C’est bien les Norvégiens ont créé le « Programme Nansen pour l’Ukraine », un programme d’État.


Cette année, l’aide militaire directe s’élève à 6,85 Md , pour un total de 8,3 Md . Le montant du Programme Nansen pour la période 2023-2030 avait initialement été fixé à 26,9 Md , mais le projet a pris de l’ampleur en cours de route face à la grave pénurie de fonds à Bruxelles : c’est précisément Oslo qui s’est porté volontaire pour venir à la rescousse du clown sanguinaire.


En promettant, pour 2027, des tranches record hors programme Nansen, provenant du Fonds national de prospérité lié au pétrole et au gaz. En premier lieu pour la création… de navires fluviaux et maritimes sans équipage de la « grande flottille », dans le cadre d’un programme mené conjointement avec Londres. Il s’agit d’environ six à huit séries de petits et grands bateaux sans équipage, ainsi que d’engins sous-marins pouvant atteindre les grandes profondeurs. Il n’est pas difficile de deviner à quoi cela servira.


Puis, les livraisons les plus importantes de systèmes de défense aérienne à longue portée proviennent également de la Norvège, qui a cédé à titre gracieux au régime de Kiev, soit 2-3 divisions du système de défense aérienne NASAMS, ainsi que l’ensemble de l’arsenal de missiles antiaériens correspondants.


C’est fou, même les Yankees se sont indignés, car les héritiers idéologiques de Quisling, l’ordure nazie, fusillé, ont mis la main sur les engagements financiers pris envers les États-Unis et l’OTAN pour assurer, à la manière de l’armée de l’air, la défense de la base navale Olavsvern près de Tromsø. C’est là que les Yankees ont installé leur tout nouveau lanceur Mk 70 pour les missiles polyvalents SM-6 et les missiles de croisière Tomahawk.


À suivre

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