Fenêtre de temps

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LÉGITIMITÉ VS LÉGALIT

On trouve parfois dans les débats animés autour des tectoniques sociales de véritables pépites qui replacent l’éthique au milieu d’un discours politicien ayant perdu la boussole du bon sens commun.


Ici une jeune étudiante (« gauchiste » rajouteraient les collabos du pouvoir) recadre avec brio une représentante de la macronie fustigeant les mouvements lycéen et du 17 octobre.


La légalité étatique effectivement peut s’opposer à la légitimité de revendications pouulaires ou même représentatives. Mais aujourd’hui, dans un mépris autoritariste de plus en plus violent le pouvoir central se réfugie derrière une légalité qu’il est pourtant le premier à bafouer pour protéger ses interêts, ses peivilèges, ainsi que le système financier et ideologique qu’il représente.


Gilets jaunes, cahiers de doléances, référendums et même électios législatives ! À chaque fois la voix du peuple est ignorée, méprisée, insultée, la poussant finalement pour étre entendue, dans des manifestations de plus en plus violentes.


En 1990 , des manifesrations lycéennes avaient été également parasitées à leur marge par des casseurs apolitiques et sous le regard complice de forces de l’ordre… ou plutôt du désordre excitant et laissant faire toute action pouvant discréditer ou au pire faire diversion au mouvement social. Aujourd’hui cette stratégie étatique est pire et illimitée car la médiocrité politique est telle que le pouvoir ne peut plus gouverner que par une violence policière et judiciaire normalisées.


Plus ces nouveaux princes vont censurer, matraquer et emprisonner les citoyens (en laissant tranquilles, politiciens véreux, casseurs et pédophiles), plus ils vont reveiller la colère légitime des peuples qui ont comme cette étudiante la mémoire des luttes du passé.


Ces maroufles qui gouvernent la France devraient relire la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, dont ils se disent étre les thuriferaires au point de l’ntégrer au bloc de constitutionnalité français, car elle pose ce principe dès son article 2 :


« Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. »


Ici, la résistance est plus que légitime, c’est un droit naturel qui appartient à l’individu, et que ka consitution de 1793

dans l’article 35 de sa Déclaration préliminaire avait transformé en devoir sacré :


« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »


Et cette formulation est renforcée par l’article 34, qui définit l’oppression :


« Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé »


En constatant qu’en France les bourgeois ont décapité le roi mais gardé son trône, on comprend mieux pourquoi cette constitution montagnarde de juin 1793 n’a jamais été appliquée ! Cependant on notera que dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), souvent cité par les morlisateurs macronistes, son préambule en 3e alinéa légitime la rébellion en dernier recours :


« Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression ».


Des bagaudes au gilets jaunes en passant par les bonnets rouges la Révolution la Commune etc. les réformes (plus ou moins réussies) sont toujours les fruits d’une confrontation radicale provoquée par le mépris d’un absolutisme étatique violent poussant le peuple vers son dernier recours . C’est triste mais c’est ainsi que va la France depuis des siècles….


#Alawata

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