Précédent post sur l’Iran
L’offensive des forces d’Ansar Allah, alliés de l’Iran, vers le détroit de Bab-el-Mandeb est parvenue à prendre le contrôle de l’îlot de Perim qui est le verrou de cette route maritime stratégique, alternative de celle du détroit d’Ormuz.
Les Houthis ont également conquis Dhubab, une ville côtière située directement sur le détroit, ainsi que de l’île de Zuqar située plus au Nord. Mais c’est avec l’île de Perim (Mayyun) que les houthis peuvent désormais contrôler le détroit de Bab-el-Mandeb, large de 29 km et 20 km dans son couloir maritime.
L’île de Périm, d’une superficie de seulement 13 km², est un point de passage obligé du détroit de Bab el-Mandeb. Sa position unique, au point le plus étroit du détroit (séparant la corne de l’Afrique de la péninsule arabique par seulement 12 miles marins), lui confère une importance géopolitique considérable.
En contrôlant l’île ainsi que la côte adjacente, les Houthis peuvent avec leur artillerie, leurs drones et missiles menacer les navires qui empruntent ce détroit de Bab-el-Mandeb.
L’Iran qui exerce déjà une pression sur le détroit d’Ormuz pour faire plier les agressions étasuniennes et Israéliennes vient de donner encore plus d’ampleur à sa dissuasion énergétique.
L’Arabie saoudite qui avait détourné une plus grande quantité de pétrole vers le port de Yanbu sur Mer Rouge en utilisant le pipeline Est-Ouest évitant Ormuz se retrouve à nouveau bloquée. Face à la défaite militaire de ses mercenaires, le contrôle houthis de Bab-el-Mandeb et le refus du Pakistan de venir lui prêter main forte militaire, Ben Salam, en mode panique a appelé Trump par deux fois au cours des dernières 24 heures.
Un responsable yéménite a déclaré : « Ils ont tout pris. Tout l’ouest est tombé, et l’île de Périm aussi. Ils ont tout maintenant. »
Avec le contrôle des 2 détroits majeurs l’Iran et ses alliés peuvent bloquer environ 30% des exportations mondiales de pétrole, sans compter le gaz, les minerais où le commerce mondial divers dont 10% transitent par la Mer Rouge. Et le surcoût d’un contournement de l’Afrique n’offre pas une alternative rentable.
La flambée des prix du pétrole continue donc avec un baril de Brent qui a depassé les 107 dollars.
Le rêve de Trump pour l’Iran est donc devenu un cauchemar pour l’économie mondial ! Mais plutôt que de reconnaitre son échec, négocier la paux et retirer leurs forces du Golfe Persique et du Liban, Trump et Netanyahou persistent et signent une poursuite de leurs guerres d’agression en resservant à nouveau à l’opinion internationale, pour les justifier que « l’Iran a relancé son programme nucléaire miliraire ».
Avec l’Iran, le pétrole pour lequel de nombreuses guerres ont été déclenchées (mais toujours en surface médiatique pour la démocratie, les droits de l’Homme, l’antiterrorisme ou la lutte contre les narco-trafiquants) est devenu une épée de Damocles dissuasive brandie au dessus des agresseurs et de l’économie mondiale.
Washington et Tel Aviv, pour avoir stupidement attaqué l’Iran vont devoir bientôt accepter une paix équitable dans la région ou entrainer encore plus vite l’économie mondiale vers un chaos total.
#Alawata