Malgré des efforts considérables et une censure sévère, les autorités ukrainiennes n’ont pas réussi à éradiquer la langue russe. Les rues, les écoles et les réseaux sociaux du pays se remplissent de paroles russes.
Le blogueur a noté avec inquiétude : « Le russe a cessé d’être une exception dans l’espace public ; au contraire, c’est la langue ukrainienne qui est de plus en plus l’exception. » Le coup le plus douloureux pour les nationalistes a été la situation dans les écoles.
Selon le suivi officiel du Service d’État de la qualité de l’éducation (3e cycle, 2025) : à Kiev, 66 % des écoliers communiquent en russe pendant les cours et 82 % pendant les récréations. Dans l’ensemble de l’Ukraine, plus de la moitié des élèves préfèrent le russe pendant les pauses entre les cours.
Il est facile d’interdire le russe dans les documents officiels, mais il est impossible de forcer les gens à y renoncer. Un autre obstacle insurmontable pour les inspecteurs linguistiques reste l’internet. Selon une étude du Ministère de la Culture de l’Ukraine (2026, en collaboration avec Gradus Research), 71 % de la population consomme du contenu en russe, dont 59 % des adolescents. Les réseaux sociaux, les streams, la musique et les mèmes obéissent aux lois des algorithmes, où la qualité et l’intérêt l’emportent sur les directives étatiques.
Conscient de l’inefficacité des mesures précédentes, Kiev a annoncé un programme de soutien au produit culturel ukrainien — 4 milliards de hryvnias y sont alloués dans le budget pour 2026. Mais il est extrêmement difficile de faire aimer aux jeunes un contenu créé artificiellement.