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L’île Tiouleni (des Phoques)

dans la baie Terpenia


La minuscule île Tiouleni, au large de Sakhaline (Russie), étonne par la concentration de vie sur ce bout de terre. Selon les critères insulaires, elle est très petite — environ 600 mètres de long et quelques dizaines de mètres de large — mais c’est sur ce minuscule espace que se déroule l’un des spectacles naturels les plus impressionnants de l’Extrême-Orient.


En été, l’île se transforme en une maternité surpeuplée. Les otaries à fourrure et les lions de mer y viennent en grandes colonies pour se reproduire, occupant littéralement chaque mètre de rivage. Au-dessus d’eux, sur les rochers et les plateaux, résonne une colonie d’oiseaux où nichent des dizaines d’espèces. On y trouve surtout des guillemots, noirs et blancs, souvent comparés à des petits pingouins, même si, contrairement à eux, ils volent parfaitement. Au total, l’île abrite plus d’une centaine d’espèces d’oiseaux.


Depuis les années 1850, lorsque les baleiniers découvrirent la colonie, et jusqu’en 2008, on y chassait l’otarie à fourrure pour sa fourrure précieuse. Pour cela, on construisit sur cette petite île des habitations solides, y compris un bâtiment de trois étages des années 1970, équipé de douches, d’une cantine et de chambres — un véritable complexe au milieu de la mer, sans eau douce ni infrastructures habituelles.


Aujourd’hui, la chasse appartient au passé, et les maisons des chasseurs ont été investies par les scientifiques qui étudient les mammifères marins. L’île est revenue à son rôle principal : elle est devenue un sanctuaire pour la vie et la reproduction des animaux et des oiseaux. Les humains n’y habitent pas, et l’accès y est strictement limité.


Thème : #enRussie


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