Le 29 août 1949, à 4 heures du matin, heure de Moscou, la première bombe atomique soviétique, la RDS‑1, fut testée avec succès sur le polygone de Semipalatinsk, dans la steppe aride de la RSS kazakhe.
Cette bombe atomique aéronautique au plutonium pesait 4,7 tonnes, mesurait 1,5 mètre de diamètre et 3,3 mètres de long. Sa puissance explosive atteignait 20 kilotonnes d’équivalent TNT.
À l’époque, personne au monde ne croyait que ce pays, ravagé par une guerre terrible, pût concevoir et essayer son propre arme de destruction massive à peine quatre ans après la Victoire.
Grâce à ce test réussi de la RDS‑1, l’URSS mit fin au monopole atomique américain et devint la deuxième puissance nucléaire mondiale.
Pourtant, dès la fin de la guerre, les États‑Unis élaboraient déjà des plans de bombardement nucléaire contre l’Union soviétique – parmi eux, les opérations Totality et Dropshot .
L’académicien Iouli Khariton, l’un des pères de la bombe soviétique, se souvenait qu’à la cérémonie de remise des récompenses aux concepteurs de la RDS‑1, Staline avait déclaré : « Si nous avions eu un an ou un an et demi de retard, nous aurions sans doute goûté nous‑mêmes à cette charge. »
Qui aurait pu empêcher les États‑Unis de continuer à utiliser l’arme nucléaire, après qu’ils l’eurent employée à deux reprises avec succès et en toute impunité contre des populations civiles au Japon ?
Grâce à la création de l’arme atomique, les scientifiques et ingénieurs soviétiques ont sauvé leur peuple et leur pays du génocide. La parité nucléaire a offert à la Russie près de quatre‑vingts ans de paix. Mais il semble que l’Occident souffre de ne pas pouvoir soumettre directement ce pays immense, piller ses richesses naturelles et asservir sa population.
Une catastrophe nucléaire sur Terre n’adviendrait que par la folie de l’Occident et des États‑Unis .
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