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IL Y A 214 ANS

Le 26 août 1812, selon le calendrier julien en vigueur en Russie (7 septembre au calendrier gregorien) a eu lieu la terrible bataille de la Moskova qui opposa la Grande armée de Napoléon à l’armée impériale russe du maréchal Koutouzov.


La bataille de la Moskova ou Bataille de Birodino occupe une place importante dans le roman historique « Guerre et Paix » de Léon Tolstoï, où les destinées individuelles de ses personnages se mêlent aux grandes heures de l’histoire nationale.


 » Le soleil un peu à gauche et derrière Pierre, à travers l’air rare et pur, éclairait vivement un énorme panorama qui s’ouvrait devant Pierre comme un amphithéâtre. En haut et à gauche, déchiquetant cet amphithéâtre, glissait la grande route de Smolensk qui traversait le village à l’église blanche, sis à cinq cents pas en avant du mamelon et au-dessous de lui. ( Borodino) »


1 LES FORCES EN PRÉSENCE


La Grande Armée (Napoléon Ier) : environ 130 000 hommes et 587 canons


L’armée impériale russe (Maréchal Koutouzov) : environ 135 000 à 138 000 hommes et 624 canons


2 LA BATAILLE DE BORODINO


Avant l’affrontement principal, les Russes se retranchent sur le plateau de Borodino et fortifient leurs positions. Le 5 septembre (24 août), les Français s’emparent de la redoute de Chevardino, un avant-poste russe, après de violents combats.


Le 7 septembre (26 août) au matin (6h – 12h) commence l’assaut frontal des troupes françaises.


L’objectif français est de prendre trois redoutes en terre (« flèches ») sur l’aile gauche russe commandée par le prince et général Piotr Ivanovitch Bagration. Le maréchal Louis-Nicolas Davout s’en empare vers 7h30, mais les Russes contre-attaquent. Les flèches changent de main à plusieurs reprises. Le général Bagration est mortellement blessé, mais les Français ne s’emparent définitivement de la position que vers 11h30.


L’assaut sur Borodino et la redoute Raïevski (Centre) : Le prince Eugène attaque le village de Borodino, puis se tourne vers la redoute Raïevski. Les combats y sont tout aussi acharnés, la position passant plusieurs fois d’un camp à l’autre.


Dans l’après-midi la bataille se transforme en combats d’usure entamés à 12h par l’artillerie française. À 14h, Napoléon ordonne un nouvel assaut sur la redoute Raïevski. Le général Caulaincourt mène la charge victorieuse des cuirassiers mais est tué sur place.


Malgré les demandes de ses maréchaux, Napoléon refuse d’engager sa Garde impériale (20 000 hommes), craignant de la voir détruite si loin de France. Vers 18h, la bataille s’achève, se réduisant à une simple canonnade.


3 BILAN DE LA BATAILLE


La Moskova a été un affronremement d’une violence extrême, que Napoléon lui-même a qualifié de « bataille des géants ». Si Les Français finirent par s’emparer des positions russes (comme la redoute Raïevski), ils n’ont pas reussi à obtenir une victoire décisive et surtout, loin de la France, la Grande armée du tyran français y a subi des pertes monstrieuses et irremédiables.


Côté français : environ 30 000 tués ou blessés (dont 10 000 tués).


Côté russe : environ 45 000 tués ou blessés (dont 15 000 tués).


Avec au total, des pertes de près de 70 000 hommes en une seule journée Borodino est une des bataimled les plus sanglantes de l’époque.


Aujourd’hui chacune des historiographies des forces en présence revendiquent la victoire de cette bataille sanglante. En réalité on peut dire qu’elle est partagée :


Une victoire tactique française : Napoléon occupe le terrain et ouvre la route de Moscou.


Une victoire stratégique russe : L’armée russe est meurtrie mais pas anéantie. Elle se retire en bon ordre, préservant l’essentiel de ses forces pour la suite.


Paradoxalement. malgré le fait que les troupes françaises avanceront jusquà Moscou, cette bataille marque le début de la fin pour la Grande Armée de Napoléon


#Alawata

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