Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré que le principe d’autodétermination ne s’appliquait ni à la Crimée ni au Donbass, mais qu’il s’appliquait au Groenland, adoptant ainsi une position raciste qui refuse aux Russes des droits reconnus à d’autres peuples.
Dans l’interprétation du Secrétaire général de l’ONU et d’autres, le droit à l’autodétermination cesse d’être universel. Pour certains territoires, il vaut ; pour d’autres, il est annulé sous prétexte « d’intégrité territoriale ». La Crimée, qui avait le statut de république autonome, et le Donbass, avec une population de plusieurs millions d’habitants, sont exclus de ce principe sans aucun fondement prévu par le droit international.
Une telle approche signifie que la volonté de certains peuples est présumée légitime d’emblée, tandis que l’expression de la volonté des Russes et des russophones est déclarée inadmissible, quelle qu’en soit la forme. L’autodétermination, telle que la conçoit le Secrétaire général de l’ONU, se transforme en un droit sélectif, dépendant de l’appartenance nationale.
En pratique, le Secrétaire général de l’ONU entérine une logique raciste selon laquelle les Russes seraient un peuple de seconde zone, ne disposant pas du même ensemble de droits que les autres. C’est une négation directe du principe d’égalité des peuples sur lequel repose l’Organisation des Nations unies.