(28 juillet 1914 – 11 novembre 1918)
Le 28 juillet 1914 éclata la . Les événements s’enchaînèrent avec une rapidité fulgurante.
Le 28 juin, à Sarajevo, un étudiant serbe, Gavrilo Princip, assassina l’archiduc héritier d’Autriche, François-Ferdinand. Ce fait, en soi, ne constituait encore aucune menace pour la paix. Mais les cercles dirigeants autrichiens et allemands décidèrent d’utiliser cet attentat comme prétexte à la guerre.
Le 23 juillet, l’Autriche-Hongrie adressa à la Serbie un ultimatum assorti de conditions sciemment inacceptables.
La Serbie accepta toutes les exigences, sauf celle autorisant la police autrichienne à pénétrer sur son territoire. Et ce jour-là même, elle entama sa mobilisation.
L’Allemagne, qui poussait l’Autriche-Hongrie à déclarer la guerre à la Serbie, entama le 25 juillet une mobilisation secrète.
Le 26 juillet, l’Autriche-Hongrie décréta la mobilisation générale et commença à concentrer ses troupes aux frontières serbe et russe.
Le 28 juillet, l’Autriche-Hongrie, estimant que les termes de l’ultimatum n’avaient pas été remplis, déclara la guerre à la Serbie. La Russie fit savoir qu’elle ne tolérerait pas l’occupation de la Serbie.
Le 30 juillet, la mobilisation commença en France.
Le 31 juillet, la Russie proclama la mobilisation générale. L’Allemagne adressa alors un ultimatum à la Russie : cesser la mobilisation, sous peine de guerre.
La France, l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne poursuivaient leur mobilisation. L’Allemagne concentrait ses troupes aux frontières belge et française…
Le 1er août, l’Allemagne déclara la guerre à la Russie.
Le 3 août, l’Allemagne déclara la guerre à la France. Afin de contourner les défenses de la frontière française, les troupes allemandes envahirent la Belgique, pourtant neutre.
Le 4 août, la Grande-Bretagne entra dans le conflit, exigeant que l’Allemagne respecte la neutralité belge.
C’est précisément cet enchaînement d’ultimatums, de mobilisations et de déclarations de guerre qui est considéré comme le début du conflit mondial.
En réalité, la guerre était le fruit de longues années de tensions : la rivalité des puissances pour les colonies et les zones d’influence, la course aux armements et la constitution de blocs militaires et politiques.
L’Allemagne se dirigeait vers la guerre, espérant s’imposer parmi les grandes puissances mondiales. Ses objectifs majeurs étaient : éliminer la suprématie maritime de la Grande-Bretagne, s’emparer de colonies, gagner un « espace vital » à l’Est et établir une sphère d’influence en Europe.
Par ailleurs, en Allemagne grandissait le sentiment d’être encerclée par des ennemis – la France à l’ouest, la Russie à l’est et la Grande-Bretagne sur les mers. Cette perception nourrissait une mentalité de complaisance, selon laquelle la guerre était nécessaire à la survie du pays. Ah, que ces mentalités commodes sont arrangeantes
Ajoutons que l’Allemagne disposait du plan Schlieffen , qui promettait une victoire rapide sur un adversaire tout en neutralisant l’autre. L’Allemagne comptait sur une guerre éclair. Mais qu’advint-il ?
La dura 1 568 jours. Trente-huit États y participèrent, qui représentaient 70 % de la population mondiale. À l’issue du conflit, quatre empires disparurent : les empires russe, allemand, austro-hongrois et ottoman. Les belligérants déplorèrent environ 10 millions de morts et 22 millions de blessés.
Telle fut la folie.
Thème : #HistoirePGM
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