Fenêtre de temps

Par tags

Par catégorie

  • Toutes

C’ÉTAIT IL Y A 85 ANS

Le 29 septembre 1941 commençait dans le ravin de Babi Yar à Kiev, un des pires massacres de civils commis par les supplétifs bandéristes du IIIe Reich. Un épisode que l’historiographie ukro-atlantiste tente de réduire à une « responsabilité allemande » sans mentionner ou en minilisant le rôle des bandéristes dans ce meurtre de masse qui s’inscrit dans ce que l’on appelle la « Shoah par balles ».


1 LE BILAN HUMAIN


Le bilan officiel, basé sur les rapports allemands, fait état de 33 771 Juifs assassinés en seulement deux jours.


Cependant, Babi Yar continuera d’être utilisé comme lieu d’exécution pendant la guerre totalisant entre 70 000 et 100 000 personnes massacrées, principalement des juifs, des Roms, des prisonniers de guerre soviétiques, et des résistants.


2 LE CONTEXTE


Les forces allemandes qui occupent Kiev le 19 septembre 1941 dont la communauté juive est forte d’environ 160 000 personnes, mais dont 100 000 ont fui la ville.


Les 20 et 24 septembre, des explosions de mines soviétiques tuent des soldats allemands…. un prétexte pour des représailles :


3 LE MASSACRE


Le 26 septembre, les nazis prennent la décision d’exterminer les Juifs de Kiev. Babi Yar est un ravin situé à la périphérie Nord Ouest de Kiev.


Le 28 septembre, des affiches ordonnent à la population juive de se rassembler le lendemain matin à l’angle des rues Melnikov et Degtiarev, en apportant documents, objets de valeur et vêtements.


Le 29 septembre au matin, des milliers de personnes, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées, se mettent en marche vers le ravin de Babi Yar. Un témoin ukrainien, Fedir Pihido (1888-1962), a décrit cette scène dans un article de Karel Berkhoff intitulé Babi Yar (dans l’Online Encyclopedia of Mass Violence) :


« Des milliers de personnes… se dirigeaient vers Babi Yar. Et les enfants ! Mon Dieu, il y avait tant d’enfants ! […] Certains pleuraient, d’autres consolaient. La plupart semblaient s’être recroquevillés sur leur propre personne et se déplaçaient en silence, comme si une malédiction pesait sur eux »


Une fois arrivées au ravin, les victimes sont forcées de se déshabiller et de remettre leurs objets de valeur puis, conduites par groupes au bord du ravin elles sont abattues par balle dans un massacre ininterrompu pendant deux jours.


4 LES GÉNOCIDAIRES


Les unités coupables sont majoritairement ukrainiennes :


Le Sonderkommando 4a, une unité Einsatzgruppen commandée par le SS-Standartenführer (colonel) Paul Blobel, qui a mené les exécutions.


Les bataillons de police allemande 45 et 303, et leurs interprêtes bandéristes


Environ 300 hommes de la police auxiliaire ukrainienne, encadrant les déplacements et participant aux exécutions.


Le Bataillon de Boukovine, composée de nationalistes ukrainiens qui, après sa dissolution, seront transférés dans les Schutzmannschaft 115 et 118,


Le Bataillon Nachtigall, de l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens (OUN) et déjà connu pour son rôle dans les pogroms de Lvov en juillet 1941.


La participarion des militants nationalistes de Stepan Bandera au massacre de Babi Yar est factuelle car si l’initiative et l’organisation étaient allemandes, des ukrainiens y ont parricipé dans un part très importante.


5 LES CONDAMNATIONS


Seule une infime partie des assassins sera jugée: 15 anciens membres de la police allemande, dont 12 pendus à Kiev en janvier 1945.


6 GLORIFICATION BANDÉRISTE


Aujourd’hui, pour aller à Babi Yar, il faut prendre l’avenue de Moscou, renommée en juillet 2016 « Stepan Bandera » (4,5km), puis l’avenue Stepan Bandera qui la prolonge jusqu’au mémorial.


Bandera et Choukhevytch, étaient les chefs organisations nationalistes OUN et UPA qui ont collaboré et participé entre autres, aux massacres de Babi Yar ! Et Zelensky les a élevé au titre de « héros national ».


Glorification des nazis, provocation mémorielle et insulte aux victimes de leurs massacres !


#Alawata

Partager sur: