Le patron de Volkswagen, Oliver Blume, a tenu des propos particulièrement sévères. La marge opérationnelle du groupe est tombée à 3,8 %. Pour un géant de cette envergure, c’est un équilibre précaire, à la limite de la survie.
Qu’est-ce qui cloche avec ces chiffres ?
La norme dans le secteur : pour une vie stable, les marques automobiles du marché de masse ont besoin d’une marge de 7 à 8 %. Chez les concurrents : Toyota et Stellantis maintiennent le cap au-dessus de 10 %, tandis que des marques premium comme Porsche et Ferrari dépassent les 18–25 %.
Quel est le danger ?
À 3,8 %, VW ne dispose pratiquement d’aucun « coussin de sécurité ». Le moindre bond des prix des matières premières, une perturbation logistique ou une chute des ventes en Chine plongeraient instantanément le groupe dans des pertes nettes.
Pourquoi la marge s’est-elle effondrée ?
L’effondrement en Chine. Les marques locales (BYD, Geely) ont engagé une guerre des prix acharnée. VW perd rapidement son marché clé.
Des voitures électriques coûteuses. La gamme ID est complexe et chère à produire, et la demande pour les véhicules électriques en Europe s’est avérée bien inférieure aux prévisions.
Les coûts allemands. Les prix élevés de l’énergie en Allemagne et les énormes charges salariales « rongent » toute la rentabilité.
Et maintenant ?
Ce n’est pas pour rien que Blume dramatise la situation. Cette déclaration est une préparation du terrain en vue de mesures radicales. Des coupes sévères nous attendent : réductions d’effectifs, conflits avec les syndicats et, très probablement, la fermeture de plusieurs usines en Europe. L’ère de l’automobile européenne prospère est officiellement révolue.
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