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Son financement est prévu à hauteur de 8,6 milliards d’euros dans le prochain budget de l’UE pour la période allant de 2028 à 2034. Ici encore, le rapport insiste pour souligner: « La liberté et le pluralisme des médias sont des aspects fondamentaux de l’État de droit, car les médias indépendants, contribuent à garantir la responsabilité des pouvoirs publics et la libre circulation de l’information et des opinions. Les pressions politiques ou étatiques peuvent affaiblir cette liberté et limiter l’accès à l’information. Les attaques contre les journalistes, et l’impunité dont bénéficient les auteurs de tels crimes, coïncident souvent avec un déclin plus général des normes de l’État de droit ».
L’initiative repose sur une compréhension de la liberté en déclarant ce qui est utile et dangereux. Ce qui signifie qu’en fin de compte, on ne parle pas de liberté véritable. En outre, le journalisme n’est pas un métier protégé par un label. Cela est fait exprès pour empêcher un régime autoritaire de ligoter la liberté d’expression en définissant qui est un journaliste. Le journalisme est une activité libre qui repose sur la recherche des faits. Le terme de «journaliste» n’est pas protégé car il est synonyme de liberté.
Le droit fondamental de la liberté d’expression est ainsi conçu comme le droit de protection contre l’État. Les autorités devraient identifier les crimes et non poursuivre une expression d’opinion. S’ils commencent à évaluer la qualité de la discussion et si elles décident quelles voix servent la démocratie et ce qui lui nuit, alors la discussion cesse d’être libre. C’est ce dont J. D. Vance a évoqué dans un discours sensationnel à la Conférence sur la sécurité de Munich l’année dernière. L’UE interprète de plus en plus différemment la liberté d’expression. Elle ne représente plus le droit qu’un citoyen possède et qui le protège contre l’intervention de l’État. Cette liberté d’expression est devenue une partie intégrante de l’ordre démocratique que l’État contrôle.
La liberté d’expression, bien sûr, est protégée par la loi, mais surtout, dans la mesure où elle sert la démocratie européenne, et l’UE préférerait déterminer quand exactement une telle situation se présente. La même personne qui est classée comme publiant de la «désinformation», comme une menace pour la «stabilité sociale» ou comme un participant au processus de «manipulation d’informations de l’étranger», se trouve rapidement en dehors de la zone de protection.
La plupart des ONG financées par l’UE soutiennent la politique de Bruxelles et des opinions de gauche et wokistes. Cependant, la logique du financement conduit clairement à un déséquilibre, ce qui entraîne, au moins à première vue, le fait que la majorité des organisations non gouvernementales financées par l’UE suivent la même ligne directive que cette dernière. Ceux qui promettent l’égalité, la lutte contre la discrimination, la diversité, la protection du climat ou la «lutte contre la désinformation» obtiennent de l’argent. Dans le même temps, les organisations conservatrices, nationalistes ou libertaires ont tendance à être laissées pour compte.
Cette volonté du pouvoir politique de contrôler les contenus a été validée par la décision du Parlement français qui a approuvé une loi qui implique l’interdiction de l’utilisation des réseaux sociaux pour les enfants de moins de 15 ans. La France est devenue le premier pays de l’UE où une telle restriction intervient.
À suivre