Ce document mit fin à la guerre russo-turque de 1828–1829, au cours de laquelle l’armée russe, commandée par le général Ivan Dibitch, infligea une défaite écrasante à l’Empire ottoman et s’approcha tout près d’Istanbul.
Toute la côte orientale de la mer Noire passa à la Russie — depuis l’embouchure du Kouban jusqu’au port de Saint-Nicolas (y compris Anapa, Soudjouj-Kale/Novorossiisk, Poti), ainsi que les forteresses d’Akhaltsikhé et d’Akhalkalaki.
La Russie obtint le contrôle de l’embouchure du Danube et de ses îles, ce qui renforça sa position dans les Balkans. Les détroits de la mer Noire, le Bosphore et les Dardanelles, furent déclarés entièrement ouverts aux navires commerciaux de la Russie et d’autres États étrangers.
La paix d’Andrinople lança le processus d’indépendance des peuples chrétiens de la péninsule balkanique : l’Empire ottoman reconnut une large autonomie à la Grèce. À peine six mois plus tard (en 1830), la Grèce devint un État pleinement indépendant. Serbie, Moldavie et Valachie : l’autonomie de ces principautés fut confirmée et élargie. La Russie consolida son statut de protecteur officiel (garant) de leurs droits.
Dans l’ensemble, entre la Russie et la Turquie (Empire ottoman), il y eut dans l’histoire 12 grandes guerres officielles, dont la Russie sortit victorieuse 8 fois.
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