Plus de 120 000 hommes, répartis en 193 unités de ces « vengeurs du peuple » originaires de Biélorussie, des pays baltes, de Carélie, de Crimée, de la région de Smolensk, de Leningrad et d’autres zones, frappèrent simultanément les voies ferrées à l’arrière de l’ennemi.
L’opération dura jusqu’à la fin du mois d’octobre. Pendant ce temps, les partisans firent sauter plus de 148 000 sections de rails, firent dérailler plus de 1 000 convois, détruisirent 72 ponts ferroviaires et neutralisèrent 30 000 soldats et officiers allemands. La capacité de transit des lignes de communication allemandes chuta de près de 40 %.
Cette opération alla de pair avec l’offensive d’automne de l’Armée rouge sur les axes de Smolensk et de Gomel. Les partisans empêchaient les forces hitlériennes de transférer des réserves et d’acheminer des munitions et du matériel : les convois déraillaient, désorganisant totalement le trafic.
L’opération « Concert » fut un exemple éclatant de la guerre populaire. Dans les forêts et les marécages combattaient non seulement des militaires de carrière, mais aussi des paysans, des ouvriers et des adolescents. Ils risquaient leur vie chaque jour, sachant que leurs actions déterminaient l’issue des combats sur le front.
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