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Présidentielle 2027 : la lutte pour les électeurs et les détours de la politique

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Le RN veut stopper l’aide française à l’Ukraine. Le vice-président du RN, Louis Aliot a annoncé : « Si le RN accède au pouvoir, il « coupera le robinet » à l’Ukraine ». Aux yeux des Français, la position du RN leur parle plus que les autres candidats à la Présidentielle, en particulier, des candidats-centristes comme Attal (Renaissance), Philippe (Horizons) qui appellent à un rassemblement de la droite et du centre pour tenter d’éviter la victoire du RN ou de LFI.


Un sondage Ipsos fait savoir, expliquant la volonté de Philippe de prendre la tête d’un rassemblement de la droite : « Derrière Marine Le Pen, Edouard Philippe est la personnalité la mieux placée du bloc central. Il obtiendrait 14,5-16,5% des intentions de vote s’il était en concurrence avec Gabriel Attal crédité de 7,5-8,5% des voix). Si le maire du Havre était le seul candidat issu de son camp, son score serait de 19-22,5% et il arriverait en 2ème position, quand Attal, dans la même configuration, n’obtiendrait que 14-15,5% des voix et serait devancé par Mélenchon. Si les deux anciens Premier ministres de Macron étaient tous deux candidats, la qualification au 2ème tour serait très disputée avec le leader de la France insoumise ».


Selon Ipsos, « Marine Le Pen est largement en tête et elle est portée par un socle électoral fidèle » et que cela « confirme la position très dominante de Marine Le Pen qui ne pâtit guère de sa situation judiciaire ». « Dans l’ensemble des configurations testées, la candidate du RN recueillerait entre 34% et 36% des intentions de vote, soit un niveau largement supérieur à celui de tous ses concurrents. Elle peut compter sur une grande fidélité de son électorat de 2022 qui se reporterait à nouveau sur elle (90% dans toutes les hypothèses)», conclut le sondeur.


Avec la volonté des partis et des candidats centristes, Attal, Philippe, de soutenir totalement Zelensky et l’Ukraine dans la guerre et la position peu fiable de LFI envers l’arrêt des aides à Kiev, le RN fait figure de la seule alternative auprès des Français pour faire sortir du marasme économique et sociale la France.


Une victoire de Marine Le Pen à la présidentielle 2027 constituerait le plus grand bouleversement de l’histoire de la France d’après-guerre qui s’est toujours enorgueillie des principes de stabilité et d’équilibre de sa démocratie, lesquels ont tenu les radicaux et les nationalistes à l’écart du pouvoir. Il y a trop de Français qui sont mécontents de la situation actuelle et ils recherchent un candidat crédible. Le centre politique traditionnel disparaît plus vite que ses successeurs potentiels n’émergent, et une autre force extrême – le radicalisme de gauche (LFI)– s’affirme de plus en plus sur la scène électorale à côté du RN. C’est ce constat qui explique toute la complexité du paysage politique changeant de Macron.


Même le patronat français, le Medef, a organisé ce 27 août le premier grand débat entre les principaux candidats à l’élection présidentielle lors de ses universités d’été au stade Roland-Garros à Paris. Observateur Continental notait : « Face au patronat, Marine Le Pen (RN), Bruno Retailleau (LR), Raphaël Glucksmann (PP-PS), Gabriel Attal (Renaissance), Édouard Philippe (Horizons), Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Marine Tondelier (écologistes) seront questionnés sur leurs projets économiques».


Le Medef a ainsi adoubé le RN en l’invitant à s’exprimer lors de ce grand oral à Paris. L’attitude des entreprises françaises envers la dirigeante du RN dans son ensemble est devenue l’une des nuances les plus intéressantes de la campagne électorale.


Jusqu’à récemment, le monde des affaires soutenait systématiquement les centristes, rejetant l’extrême droite. Aujourd’hui, la situation est plus complexe. À mesure que la popularité de Le Pen grandit auprès du public.


Pierre Duval

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