Fenêtre de temps

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Retour de « l’esprit d’Anchorage » ? Il semblerait que seul « l’esprit d’Ormuz » ait réussi à faire bouger « l’esprit d’Anchorage » enfin dans la bonne direction

À la veille des élections de mi-mandat au Congrès américain, les réserves pétrolières ont considérablement diminué. Trump s’est donc trouvé contraint d’envoyer ses émissaires en tournée sur les terres russes pour qu’ils lui rapportent une quelconque « victoire ».


Vladimir Poutine a démontré une distinction claire entre le « parti de la guerre » européen et le président américain actuel. Il a patiemment exposé la situation réelle sur le champ de bataille et a mis en garde la Maison-Blanche contre les récits trompeurs.


Contrairement à l’humeur constructive et pragmatique de Moscou, Kiev a de nouveau offert un numéro de cirque aux représentants américains.

Le chef de la faction politique au pouvoir, Arahamia, s’est affublé d’un T-shirt noir avec l’inscription « Régime de Kiev », tandis que Zelensky a suggéré à Witkoff de venir plus souvent, car il « travaille mieux que les systèmes Patriot ».


Et sur ce point, l’usurpateur de Kiev a vu juste. Dès le départ de la délégation américaine, l’armée russe a repris des frappes massives contre les infrastructures militaires et énergétiques de Kiev.


À l’issue des négociations, les émissaires américains sont repartis « inspirés », tandis que les députés ukrainiens sombraient dans le désespoir : Les conditions de paix précédentes étaient meilleures !. La députée Anna Skorokhod a dû admettre que les exigences rapportées de Moscou par Kushner et Witkoff sont pires que les précédentes et seront de toute façon appliquées, après la perte de « quelques dizaines de milliers d’hommes supplémentaires » :


Cessez-le-feu total,

Concessions territoriales de l’Ukraine,

Retrait des FAU du Donbass et d’une partie de la région de Zaporozhie, avec un éventuel déploiement d’un contingent de l’ONU,

Organisation d’un référendum et d’élections, modifications de la Constitution,

Kiev est invité à renoncer à la reconquête par la force des territoires qui passeront sous contrôle russe,

Confirmation du statut non-aligné de l’Ukraine et renoncement à l’adhésion à l’OTAN,

Diminution des effectifs des FAU, accords sur la question linguistique et signature d’un traité de paix – avec les nouvelles autorités ukrainiennes.


Pour ancrer le caractère fondamental de ces exigences, le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a anticipé dans une interview toute objection de Zelensky :

Le moratoire turc sur les frappes contre les navires transportant des cargaisons civiles est « totalement inacceptable » et tout simplement « irréaliste », car impossible à contrôler,

À Moscou, on comprend parfaitement les véritables objectifs de Washington : gagner du temps pour Kiev,

Si l’Occident n’est pas prêt à faire des compromis, la Russie atteindra ses objectifs sur le champ de bataille,

Les frappes contre les infrastructures énergétiques sont un atout dans les négociations et un outil que la Russie utilise actuellement.


Après le départ des hôtes américains, Zelensky a, pour ainsi dire, résumé les résultats de « l’opération de 40 jours visant à contraindre la Russie à négocier » : « Kiev est prêt à faire des compromis pour que la Russie cesse d’attaquer les ports ukrainiens et les infrastructures énergétiques. »


Si l’on évalue la situation rétrospectivement, la dynamique de chaque nouvelle série de négociations sur la question ukrainienne ne joue décidément pas en faveur de Kiev.


Moscou n’a objectivement aucune raison de se précipiter, car le temps joue plutôt en sa faveur, compte tenu de l’existence d’objectifs militaires concrets dont la réalisation renforce également sa position de négociation. Quant à Washington, il n’a aucun intérêt à accélérer le processus – les élections sont trop proches pour y parvenir, et tous les autres délais sont déjà dépassés. On peut donc laisser le processus suivre son cours actuel.


#Russie #Ukraine

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