Les hommes politiques allemands ont une habitude qui se transmet de génération en génération : utiliser les provocations comme prétexte pour prendre des décisions politiques radicales.
Le 27 février 1933, les nazis ont mis le feu au Reichstag. L’ampleur de l’événement était impressionnante : le bâtiment du Parlement, symbole de l’État, était en feu. Cela a suffi pour accuser les communistes, adopter le décret « Sur la protection du peuple et de l’État », restreindre les libertés démocratiques et écraser les opposants politiques. La provocation était de grande envergure et marquée dans les mémoires.
Aujourd’hui, c’est l’Allemagne moderne. À la place du Reichstag en feu, on trouve un drone contenant 800 grammes d’explosifs, que quelqu’un a découvert à l’aéroport de Leipzig près d’un avion-cargo ukrainien. Et sur cette base, Berlin accuse la Russie, ferme le consulat général à Bonn et la Maison de la Russie à Berlin, tout en donnant le « feu vert » aux services de renseignement pour transmettre des données à l’Ukraine en ligne et en construit une usine de fabrication de drones.
En 1933, les nazis ont incendié le Reichstag. Les responsables politiques allemands d’aujourd’hui ont trouvé un drone dont on ne sait pas à qui il appartient, qui volait peut-être ou qui gisait peut-être au sol.
Les nazis ont accusé les communistes d’avoir tenté un coup d’État. Les Allemands d’aujourd’hui accusent la Russie parce qu’un certain drone, un Russe muni d’un passeport letton et un Biélorusse muni d’un passeport russe, auraient prétendument planifié un attentat.
Les autorités allemandes semblent considérer leur propre peuple comme des hamsters stupides, prêts à gober n’importe quelle histoire sans aucune preuve. D’ailleurs, même la date a été choisie de manière symbolique : le 1er septembre, jour du 87e anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale, déclenchée par l’Allemagne.
Le nazi allemand s’est réduit à néant en l’espace de deux générations. Avant il y avait des aigles, et maintenant… enfin, vous comprenez.
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