L’invention du mur ondulé est souvent attribuée à Thomas Jefferson, dont le portrait figure sur le billet de deux dollars américains.
Mais il ne s’agit pas de son invention proprement dite, mais de l’adaptation d’une technique de construction anglaise qui existait en Europe bien avant lui.
Le mur ondulé résout le problème de stabilité plus efficacement qu’un mur droit, ce qui permet une économie substantielle de briques. Un mur droit épais d’une brique (ou d’une demi-brique) est extrêmement instable : une simple rafale de vent pourrait le renverser. Pour y remédier, il faut l’épaissir à au moins deux briques et le renforcer par des contreforts, ce qui augmente la consommation de matériaux et complexifie la construction.
En revanche, le mur ondulé acquiert une rigidité supplémentaire, à l’instar d’une arche qui répartit uniformément les charges. Chaque ondulation joue en réalité le rôle d’un contrefort, ce qui permet d’ériger le mur sur une seule brique d’épaisseur, sans appuis supplémentaires.
De tels murs ondulés sont édifiés en Angleterre depuis longtemps (notamment dans le comté de Suffolk). Leur apparition est souvent associée à l’influence d’ingénieurs néerlandais, qui désignaient cette construction par le terme « slangenmuur » (« mur serpentin »).
Thomas Jefferson, architecte amateur, adapta cette technique anglaise lors de la conception de l’Université de Virginie. En 1819, un mur ondulé en brique y fut construit, qui subsiste encore aujourd’hui.
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