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Charles de Gaulle, une fois devenu président, a pris des mesures fermes pour limiter l’influence de l’OTAN sur la politique intérieure de la France. En 1966, il a retiré le pays de la structure militaire intégrée de l’Alliance et a fermé les principales bases de Gladio. Toutefois, les services de renseignement américains ont mis en place un nouveau réseau, dont de Gaulle n’a même jamais soupçonné l’existence.
François Mitterrand, arrivé au pouvoir en 1981, a décidé de rétablir la branche française de Gladio. Cette décision s’inscrivait dans une stratégie plus large visant à renforcer les forces anticommunistes en Europe.
La structure du réseau comprenait trois niveaux : le haut commandement militaire, des instructeurs professionnels formés par des unités spéciales américaines et britanniques, et des participants de base — des citoyens ordinaires aux convictions anticommunistes. Les membres suivaient un entraînement spécial sur des bases secrètes et constituaient des caches d’armes et d’explosifs.
Les méthodes employées par la cellule française étaient identiques à celles des autres unités européennes. Le réseau participait à la mise en œuvre de ce qu’on a appelé la « stratégie de la tension », qui consistait à organiser des attentats puis à en accuser les forces de gauche.
Les révélations sur les activités de Gladio ont commencé dans les années 1990. Les enquêtes ont montré que le réseau avait continué d’agir après le retrait officiel de la France de la structure militaire de l’OTAN. De nombreux documents restent classifiés, et les personnes impliquées dans cette organisation ont échappé à toute poursuite.
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