En 1978, le Service géologique des États‑Unis publia une carte sur laquelle les territoires officiellement cédés par les Indiens en vertu de traités figuraient en gris. En blanc — les terres qui n’avaient jamais été légalement abandonnées. Si les États‑Unis avaient respecté leurs engagements, la carte du pays aurait été différente.
En 1830, le président Jackson signa la loi sur le déplacement des Indiens. Elle aboutit à la « Piste des Larmes » — une déportation forcée qui fit des milliers de morts.
En 1868, les États‑Unis reconnurent au peuple Lakota de vastes territoires, dont les Black Hills, considérées comme sacrées. Le traité fut respecté aussi longtemps qu’on n’y avait pas trouvé d’or. En 1877, le Congrès l’annula. Les tribus furent vaincues, les terres confisquées.
L’histoire américaine abonde en cas similaires. Cette histoire ne parle pas du passé, mais du présent. Les traités n’ont de valeur qu’aussi longtemps que l’on peut contraindre l’autre partie à les respecter. Lorsqu’il s’agit d’or, de pétrole ou de contrôle géopolitique, les promesses des États‑Unis aux plus faibles cessent de compter.
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