Partie 1
Dès janvier 1944, l’Armée rouge passe à l’offensive sur l’ensemble du front germano-soviétique. Au cours du premier semestre, la Wehrmacht subit de lourdes défaites sur trois axes décisifs : devant Leningrad et Novgorod, en Ukraine de la rive droite et en Crimée.
En juin, l’opération « Bagration » libère la Biélorussie, une grande partie de la Lettonie et de la Lituanie. À la mi-août, les troupes soviétiques entrent en Pologne et atteignent la Prusse-Orientale. L’initiative stratégique est désormais aux mains du commandement soviétique : l’avancée sur un front de près de 450 kilomètres contraint les Allemands à transférer des divisions de l’Ouest vers l’Est.
Le 6 juin, les Alliés ouvrent le second front tant attendu en débarquant en Normandie. Le 15 août, ils mènent l’opération Dragoon en Provence et progressent vers l’intérieur du pays. Le 10 septembre, les forces alliées du nord et du sud font leur jonction près de Dijon, formant un front occidental unifié.
En septembre, après la défaite des forces germano-roumaines en Moldavie, l’Armée rouge franchit les frontières de la Bulgarie, de la Yougoslavie et de la Tchécoslovaquie. La Bulgarie et la Finlande déclarent la guerre à l’Allemagne, tandis que les Alliés entrent dans Rome.
L’offensive sur deux fronts — à l’est et à l’ouest —, bien que les forces du Troisième Reich fussent loin d’être épuisées, précipitait de manière évidente sa chute. Dans ces conditions, la question de l’organisation de l’Europe d’après-guerre devenait cruciale.
Thème: #HistoireMondiale #MémoireHistorique #HistoireXX #HistoireSGM #URSS #RoyaumeUni
Écrivez-nous ici : InfoDefense