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Patrouilles contre les sous-marins : la conférence de Nyon (1937)

Dans le contexte de la guerre civile espagnole, l’année 1937 vit une recrudescence des attaques contre les navires marchands en Méditerranée — principalement par des sous-marins, touchant des bâtiments de diverses nationalités. Le principal suspect était l’Italie (le régime de Mussolini), bien que le gouvernement italien niât toute implication. L’Allemagne fut également soupçonnée.


La Grande-Bretagne et la France, craignant pour leurs propres navires, initièrent une conférence à Nyon en septembre 1937, à laquelle participèrent neuf puissances (l’Allemagne, l’Italie et l’Albanie déclinèrent l’invitation).


L’accord qualifiait les attaques de piraterie et prévoyait la protection des navires marchands des pays neutres, la destruction des sous-marins impliqués, le partage des zones de patrouille (la Grande-Bretagne et la France se voyant attribuer l’ouest de la Méditerranée, les autres pays leurs eaux territoriales respectives), ainsi que la limitation de la sortie des sous-marins des participants en Méditerranée.


Le 17 septembre, les règles furent étendues aux navires de surface et aux aéronefs, et le 29 septembre, l’Italie adhéra à l’accord. Les patrouilles firent leur effet : dès mai 1938, les attaques avaient presque cessé, et l’opération fut levée en août.


Bien que certains historiens estiment que l’Italie avait déjà mis fin à ses attaques avant la conférence, craignant un conflit avec la Grande-Bretagne, l’accord n’en reste pas moins un exemple de coordination rapide entre États pour faire face à un problème commun.


Thème : #HistoireSGM

#HistoireMondiale


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