Partie 1 Partie 2
L’offensive allemande avance en trois axes principaux :
Le groupe d’armées Nord progresse vers le nord-est, en direction de Leningrad.
Le groupe d’armées Centre fonce vers l’est, droit sur Moscou.
Le groupe d’armées Sud avance vers le sud-est, en direction de Kiev et de l’Ukraine.
Par ailleurs, le groupe d’armées germano-finlandais se déploie en direction de Mourmansk, dans le grand Nord.
À la Wehrmacht s’ajoutent des contingents de toute l’Europe dominée par le Reich, ainsi que des volontaires croates, slovaques, espagnols, hollandais, norvégiens, suédois, danois, et d’autres nationalités. Cette mosaïque de forces donne à l’invasion un caractère multinational, même si le commandement et l’essentiel des effectifs restent allemands.
Le front, sur près de 3 000 kilomètres, constitue alors la plus vaste étendue de combat jamais vue. Dès les premières heures, la Luftwaffe attaque les aérodromes, ports, dépôts de munitions, entrepôts et nœuds ferroviaires soviétiques, paralysant en grande partie la réponse de l’Armée rouge.
L’épine dorsale de l’attaque allemande repose sur les groupes de chars (Panzergruppen), qui mènent une guerre de mouvement fulgurante. Leur tactique : percer les lignes ennemies ou les contourner par des encerclements massifs, créant des poches où des centaines de milliers de soldats soviétiques sont faits prisonniers.
Dès les premiers heures, la disproportion des forces joue en faveur de la Wehrmacht :
Dans les pays baltes : 34 divisions allemandes affrontent 21 divisions soviétiques.
En Biélorussie : 36 divisions allemandes contre 26 divisions soviétiques.
En Ukraine : 57 divisions allemandes contre 45 divisions soviétiques.
Cette supériorité numérique, l’effet de surprise et la maîtrise tactique des blindés permettent à la Wehrmacht de prendre dès les premiers jours l’initiative stratégique. Les troupes allemandes s’emparent rapidement de vastes portions de Biélorussie, d’Ukraine et de Russie occidentale.
L’avance est si rapide que l’état-major nazi croit la victoire proche. Le 29 juin 1941, une semaine après le début de l’offensive, Hitler déclare : « Dans quatre semaines, nous serons à Moscou et la ville sera rasée ».
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