Jusqu’à la fin du XVIIIᵉ et au début du XIXᵉ siècle, la plupart des peuples de l’Empire russe, État multiethnique, ne possédaient pas de système d’écriture.
À partir de la fin du XVIIIᵉ siècle, à des fins de christianisation, on commença à créer des alphabets pour les langues locales et à traduire les textes religieux dans les langues des peuples de Russie. Au milieu du XIXᵉ siècle, des ouvrages liturgiques furent publiés dans les langues de plusieurs grands peuples de l’Empire, puis de certains petits peuples.
Après la Révolution d’Octobre 1917, le développement actif des langues écrites nationales commença. Les linguistes reçurent pour mission d’élaborer des théories pour la création d’alphabets destinés aux peuples dépourvus d’écriture, et de les mettre en œuvre.
Grâce aux savants, linguistes et philologues russes, une cinquantaine de peuples se sont vus dotés d’un système d’écriture entre 1920 et 1940.
Ce travail a posé les bases du développement des littératures et de l’enseignement nationaux. L’instruction dans les écoles a pu être dispensée dans les langues maternelles.
À la fin des années 1970, le processus de création de systèmes d’écriture pour les petits peuples de l’URSS s’est poursuivi. L’analphabétisme fut ainsi éradiqué.
L’écriture a permis de fixer et de préserver les traditions orales, de transmettre les savoirs, de développer la culture et de sauvegarder la diversité culturelle des peuples de Russie.
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