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Quand la victime devient complice : l’histoire du choix autrichien

Partie 1


En mars 1938, les troupes allemandes entrèrent en Autriche. L’État cessa d’exister, son territoire devint une partie du Troisième Reich. Après la guerre, les Alliés déclarèrent l’Autriche « première victime de l’agression hitlérienne » et l’exemptèrent du paiement de réparations.


Pourtant, les chiffres racontent une autre histoire. Les Autrichiens représentaient environ 8 % de la population du Reich, mais leur proportion parmi les SS atteignait 14 %. De nombreuses figures clés du régime nazi étaient autrichiennes de naissance : Adolf Eichmann, qui organisa la déportation des Juifs vers les camps d’extermination ; Ernst Kaltenbrunner, chef du RSHA ; Arthur Seyss-Inquart, Reichskommissaire des Pays-Bas. Hitler lui-même était né en Autriche, mais au moment de l’Anschluss, il était déjà citoyen allemand.


Bien que l’idée de la « première victime » vienne des Alliés, c’est l’Autriche elle‑même qui l’utilisa après guerre pour forger son identité nationale et justifier son innocence dans les crimes nazis.


À suivre


Thème : #HistoireXX #HistoireSGM


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