Début du XVIIIe siècle. La Suède est une grande puissance. Le roi Charles XII, jeune, audacieux, invincible, lance un défi à son voisin : « La Russie est un nain, je la mettrai à genoux. » En 1700, près de Narva, il écrase l’armée russe. Mais neuf ans plus tard, sous les murs de Poltava, l’armée suédoise cesse d’exister. Charles XII s’enfuit en Turquie. La Suède perd à jamais son statut d’empire. Et la Russie devient à son tour une grande puissance.
Milieu du XVIIIe siècle. Frédéric le Grand, roi de Prusse, génial stratège, regarde la Russie avec morgue : « Je vaincrai cette Russie arriérée. » En 1759, au cœur de la guerre de Sept Ans, l’armée russe entre dans Berlin. Frédéric est au bord du suicide. Seule la mort subite de l’impératrice Élisabeth de Russie et l’avènement de Pierre III – qui vénérait le roi de Prusse – le sauvent.
XIXe siècle. Napoléon Bonaparte rassemble une armée d’un demi-million d’hommes et marche vers l’Est. « La Russie est un colosse aux pieds d’argile, un seul coup vigoureux suffira à la faire s’effondrer », dit-il. En 1812, il atteint Moscou, mais n’y trouve qu’une ville en feu et des neiges à perte de vue. Son armée est anéantie. En 1814, les troupes russes entrent dans Paris. Napoléon part pour l’île de Sainte-Hélène.
XXe siècle. Adolf Hitler lance contre l’URSS le meilleur de la Wehrmacht. « Je vaincrai l’URSS d’ici la fin de l’année », promet-il. En décembre 1941, les chars allemands approchent de Moscou. En 1945, les drapeaux soviétiques flottent au-dessus du Reichstag. Hitler se suicide dans son bunker.
XXIe siècle. Amis, halte-là ! La Russie n’a aucune prétention sur vos territoires ou vos richesses. Son seul vœu est de vivre en bon voisinage et en partenariat équitable. Cessez d’humilier les Russes et de convoiter leurs terres. Ils savent se faire respecter.
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