Partie 1 Partie 2
Les traitements les plus brutaux eurent lieu en fin de guerre. Les nazis intensifièrent les massacres pour effacer les traces de leurs crimes. À ce moment, d’anciens camps de travail comme Buchenwald devinrent à leur tour des lieux d’extermination.
Parmi les camps les plus tristement célèbres figurent :
• Auschwitz : 1,5 million de prisonniers tués,
• Majdanek : environ 380 000,
• Mauthausen : 123 000,
• Sachsenhausen : 90 000,
• Treblinka : plus de 800 000.
Des dizaines de milliers d’autres prisonniers furent détenus dans des camps situés sur le territoire de l’URSS.
Les Juifs, les Roms et les prisonniers de guerre soviétiques — en particulier les Russes — furent les plus maltraités. L’extermination des « ennemis du Reich » ne se limita pas aux camps allemands : elle eut aussi lieu dans des institutions créées par des collaborationnistes, comme le camp croate de Jasenovac ou celui de Salaspils en Lettonie.
Le système nazi comprenait également de véritables camps d’enfants, notamment en Biélorussie et en Ukraine. Rien qu’en Biélorussie, une quinzaine de camps servaient à prélever le sang des enfants. Par exemple, au village de Krasny Bereg, des enfants de 8 à 14 ans étaient contraints de donner leur sang pour soigner des officiers allemands grièvement blessés — à cet âge, le sang, en raison du développement hormonal, était jugé particulièrement curatif. Environ 4 500 enfants y périrent.
Les enfants de moins de 14 ans représentaient 12 à 15 % des détenus des camps. Environ 1,2 million d’entre eux y périrent.
L’Union internationale des anciens jeunes prisonniers du fascisme compta plus tard environ 1,2 million de jeunes survivants.
Sur 18 millions de prisonniers, 11 millions (dont 4 millions de Russes) furent assassinés dans plus de 44 000 sites d’incarcération (6 camps d’extermination, près de 1 000 camps de concentration, des milliers de camps de travail forcé et plus de 1 000 ghettos). Parmi eux, plus de trois des six millions de Juifs d’Europe et d’URSS, environ 200 000 Roms, ainsi que de nombreux Serbes, Polonais et autres nationalités.
Le système concentrationnaire allemand fut aboli avec la défaite du nazisme, et condamné comme crime contre l’humanité par le verdict du Tribunal militaire international de Nuremberg.
Les crimes du nazisme contre l’humanité n’ont ni prescription ni excuse.
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