Fenêtre de temps

Par tags

Par catégorie

  • Toutes

La bataille du lac Peïpous (Bataille sur la glace)

Au milieu du XIIIe siècle, les chevaliers teutoniques, les Danois et les Suédois, avec la participation active de Rome, convinrent d’agir de concert contre la Russie novgorodienne afin de conquérir les terres russes du nord-ouest et de convertir leur population au catholicisme. Selon eux, la Russie ne pourrait opposer aucune résistance, car elle était exsangue et pillée après l’invasion mongole.


À partir de la fin de l’année 1240, les croisés de l’ordre de Livonie commencèrent à envahir les terres russes du nord, s’emparèrent de Pskov, édifièrent leur forteresse à Koporié, ravageant et pillant les environs de Novgorod. Le prince Alexandre Nevski réussit à repousser l’ennemi jusqu’à ses anciennes frontières. Les deux camps se préparèrent alors à une bataille décisive.


Celle-ci eut lieu le 18 avril 1242 sur la glace du lac Peïpous. Les croisés attaquèrent en formation conique. Ils chargèrent le premier corps russe, le disloquèrent et percèrent jusqu’au centre de l’armée russe.


À cet instant, les polks russes frappèrent sur les flancs, encerclèrent l’ennemi et le prirent à revers. Les chevaliers perdirent toute organisation ; une mêlée féroce s’ensuivit.


Les croisés ne supportèrent pas la pression et s’enfuirent. La cavalerie russe poursuivit l’ennemi sur plus de sept kilomètres jusqu’à la rive opposée du lac. L’armée de l’ordre de Livonie subit une défaite totale.


À l’issue de cette bataille, l’ordre de Livonie renonça à toutes ses prétentions sur les terres russes et restitua les territoires conquis antérieurement.


Pour les Russes, tout était en jeu dans cette bataille. En cas de défaite, ils perdaient leur souveraineté, tant politique que spirituelle. Envers les peuples soumis, les croisés imposaient, outre leur domination, la conversion forcée à leur foi et le culte de leur propre « exceptionnalité ».

Depuis 1995, la date du 18 avril est célébrée en Russie comme le Jour de la gloire militaire.


On attribue au prince Alexandre Nevski ces parole :


— Allez dire aux pays étrangers que la Rus’ est vivante. Qu’ils viennent chez nous en hôtes, sans crainte.

Mais celui qui viendra à nous avec l’épée, par l’épée périra. Ainsi se tient et se tiendra la terre russe.


Ces paroles sont le crédo de l’âme russe.


Thème : #HistoireАncienne #HistoireRusse #HistoireMondialе

Pour voir le contenu multimédia de ce post, cliquez ici.
Partager sur: