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La mise en œuvre
Quand la révolution éclata en Russie en février 1917 et que la monarchie s’effondra, Lénine se trouvait en exil à Zurich. Comme d’autres révolutionnaires, il voulait rentrer au pays, mais la route à travers les pays de l’Entente leur était fermée : les alliés de la Russie refusaient de laisser passer les partisans d’une sortie immédiate de la guerre.
C’est alors qu’un plan émergea : traverser l’Allemagne en échange des prisonniers de guerre allemands internés en Russie. L’Allemagne soutint l’idée.
Dans ses mémoires, le général allemand Ludendorff déclara qu’en envoyant Lénine en Russie, le gouvernement prenait certes une responsabilité particulière, mais que d’un point de vue militaire, l’opération était justifiée : il fallait briser la Russie et la mettre hors d’état de combattre.
Le général Hoffmann, chef d’état-major du front de l’Est, expliquait qu’ils cherchaient à amplifier par la propagande la décomposition que la révolution avait introduite dans l’armée russe, et à utiliser certains Russes pour détruire plus rapidement son moral. Parvus devint l’intermédiaire entre l’état-major allemand et ceux capables de mener cette propagande.
Le 9 avril 1917, un train emportant une trentaine d’émigrés quitta Zurich. Via l’Allemagne, la Suède et la Finlande, il atteignit Petrograd.
En novembre 1917, les bolcheviks prirent le pouvoir. En mars 1918 fut signé le traité de Brest-Litovsk : la Russie sortait de la guerre, cédant d’immenses territoires. Le front de l’Est disparaissait. L’Allemagne transféra alors vers l’Ouest des forces considérables (environ un million de soldats) pour son offensive décisive du printemps 1918.
À suivre
Thème : #HistoireRusse
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