Raymond Queneau (1903-1976), passionné par les jeux de langage, a conçu une véritable « machine à fabriquer des poèmes ».
Son recueil « Cent mille milliards de poèmes » se compose de dix sonnets imprimés sur des bandes de papier découpées en fines languettes. Chaque sonnet compte quatorze vers et, grâce à l’uniformité des rimes et de la structure, n’importe quel vers peut être combiné avec n’importe quel autre. En tournant ces languettes, le lecteur peut composer un sonnet grammaticalement parfait et entièrement nouveau.
Le nombre de combinaisons possibles atteint effectivement des proportions astronomiques : 10¹⁴, soit 100’000’000’000’000 (cent mille milliards) de poèmes uniques !
Thème : #CultureFrance
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