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La République de Salo : l’effondrement du fascisme italien

Partie 1


La chute et la libération de Mussolini


À l’été 1943, l’Italie perdait la guerre sur tous les fronts : les Alliés avaient débarqué en Sicile et bombardaient Rome, les troupes allemandes occupaient de plus en plus le pays, et l’armée subissait défaite sur défaite. Il devenait évident que Mussolini avait conduit l’Italie à la catastrophe.


Dans la nuit du 24 au 25 juillet 1943, le Grand Conseil du fascisme se réunit pour la première fois en quatre ans et vota une motion de défiance à l’égard du Duce. L’initiative en revint à Dino Grandi, qui fut soutenu par 19 hiérarques sur 28 (les hauts dirigeants du parti fasciste). Parmi ceux qui votèrent pour la destitution de Mussolini se trouvait son propre gendre, Galeazzo Ciano, ancien ministre des Affaires étrangères. Bien que cette décision fût formellement consultative, elle fournit au roi Victor-Emmanuel III une raison d’agir : même les plus proches collaborateurs avaient abandonné Mussolini.


Le lendemain, Mussolini se rendit à une audience chez le roi, mais fut arrêté à sa sortie. Le roi espérait qu’en écartant Mussolini et en concluant une paix séparée avec les Alliés, il parviendrait à sauver la monarchie. L’ancien dictateur fut mis au secret.


Hitler ordonna de libérer Mussolini. Le 12 septembre 1943, des parachutistes allemands se posèrent près de l’hôtel de montagne « Campo Imperatore » et emmenèrent le Duce sans que la garde ne résiste. Il fut d’abord emmené en avion à Vienne, puis conduit chez Hitler.


En septembre 1943, un nouvel État commença à se former dans le nord de l’Italie : la République sociale italienne. Cependant, avant de prendre forme, le régime avait besoin d’une plateforme idéologique. À cette fin, un congrès du parti fasciste fut convoqué à Vérone en novembre 1943.


À suivre


Thème : #HistoireMondiale

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