Dans les manifestations en France, revient fréquemment un appel à la grêve générale scandé sur l’air de la célèbre chanson soviétique « Katioucha » qui semble ici prendre la relève de Bella Ciao dans le registre des chants révolutionnaires antifascistes.
A l’heure où Paris, avec Berlin, Londres et Bruxelles. veulent entraîner les européens dans une guerre insensée contre la Russie, le choix de Kathioucha pour porter la colère populaire dépasse le cadre politique et social d’une lutte nationale pour soutenir une réconciliation du continent dans une Paix avec la Russie qui a toujours été l’alliée fidèle des résistances antifascistes.
Les paroles de cette chanson d’amour d’une jeune fille gardant les lettres de son compagnon parti sur le front on été remplacé par « Tout ce qu’on veut c’est la grève générale, Tout ce que nous voulons, c’est la grève générale », mais la force symbolique de la mélodie, internationalement populaire, est restée intacte !
En Russie, « Katioucha » est un chant patriotique joyeux capable d’incarner, à plusieurs niveaux, l’âme et la résilience de la Russie, l’amour invoncible, la victoire contre le nazisme… et qui est devenu un véritable mythe national portant une charge émotionnelle et politique et qui a traversé toutes les générations près d’un siècle.
Traduction française
« Les pommiers et les poiriers étaient en fleur,
De la brume planait sur la rivière.
Sur la berge marchait Katioucha,
Sur la berge haute et escarpée.
« Elle marchait, en chantant une chanson
Qui parlait de l’aigle gris des steppes,
De celui qu’elle aimait,
De celui dont elle gardait les lettres.
« Ô toi, chanson, petite chanson d’une jeune fille,
Envole-toi vers le soleil brillant
Et au soldat sur la frontière lointaine
Apporte le salut de Katioucha.
« Qu’il se souvienne d’une jeune fille simple,
Qu’il entende son chant,
Et garde la terre de la Patrie
Comme Katioucha lui garde son amour.
#Alawata