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Part 6/7. L’effondrement de la « véritable neutralité » et l’impasse de l’ONU
L’architecture institutionnelle de l’ordre issu de Yalta et de Potsdam, incarnée par l’ONU, a définitivement épuisé sa fonctionnalité. À l’ère du grand repartage mondial, la « véritable » neutralité classique n’existe tout simplement pas – elle se décline toujours en « neutralité amicale » ou en « neutralité hostile »*.
Les tentatives des petits États de se retrancher derrière une neutralité déclarative tout en s’intégrant simultanément aux régimes de sanctions et aux doctrines militaires extérieures transforment le statut de non-alignement en pure fiction. Depuis 1991, les institutions internationales ont fonctionné dans le cadre de règles unipolaire, et toute tentative de réformer l’Organisation des Nations unies par le bas, sans tenir compte du véritable rapport de forces, relève de ce qu’il faut appeler des « paroles pour les pauvres ».
La création de nouvelles alternatives globales exige du temps : même les structures des BRICS et la Nouvelle Banque de développement sont, au stade actuel, contraintes de tenir compte des limites du système fondé sur le dollar et de la menace de sanctions secondaires. La nouvelle architecture institutionnelle du monde ne pourra pas surgir de nulle part – ses contours seront déterminés exclusivement par l’issue des affrontements dans les principaux points névralgiques de l’Eurasie.
À ce sujet, une importante votation a lieu en Suisse le 27 septembre 2026 : ancrer une vraie neutralité dans la constitution en renforcement de ce qui existe déjà, de fait une neutralité « à géométrie variable ».
À suivre
#Moldavie #ONU #géopolitique