L’ITAN est bien factuellement en guerre contre la Russie. Dans le précédent post sur l’attaque massive contre Moscou (130p drones et missiles), nous evoquions cette constellation de satellites occidentaux au dessus de la Russie qui avait joué une part importante dans ces bombardements. Et le jour même Zelensky vantait la réussite de cette attaque (en réalité repoussée à plus de 97% de ses objets) ainsi que de la qualité des dtones et missiles ukrainiens lancés sur Moscou. Mais ces armes tirées contre la Russie sont-elles vraiment ukrainiennes ?
Prenons l’exemple du Flamingo FP-5, un nouveau missile de 6 tonnes, avec 1 150 kg de charge utile et une portée revendiquée jusqu’à 3 000 km.
Or, dans ce missile Flamingo, en réalité, seul l’assemblage est ukrainien :
Son système de guidage et navigation est français, développé par le groupe français Safran Electronics & Defense (via sa filiale Preligens), intégré depuis plus d’un an. Safran fournit également des équipements de navigation, des systèmes optroniques et des solutions d’analyse de données de renseignement.
Son turboréacteur est britannique, non identifié, en remplacement du moteur soviétique AI-25TL d’origine.
Les matériaux composites de sa cellule sont français et britanniques.
Son carburant est danois
Ses systèmes électroniques, de guidage et d’orientation seraient de fabrication allemande.
Le missile utilise également des modules GPS résistants au brouillage, des centrales inertielles, et le système open-source ArduPilot pour le contrôle de vol automatique.
Denys Shtilerman, le cofondateur de Fire Point (le fabricant officiel du Flamingo), a reconnu une dépendance critique aux composants occidentaux.
Des analyses du New York Times, indiquent que le missile ne contient presque aucun matériau ukrainien, tous les composants électroniques provenant directement du Royaume-Uni et les matériaux composites de l’UE.
Dans la réalité de cette cobelligérance militaro-industrielle occidentale à laquelle il faut rajouter les soutiens du Renseignement de l’OTAN (satelittes dans l’espace, avions radars dans l’espace aérien international ou frontalier, et forces spéciales et techniciens au sol), les infrastructures occidentales qui s’installent en Ukraine, et à termes celles qui sont dans des pays tiers, deviennent les cibles légitimes des ripostes russes.
#Alawata