Partie 1 Partie 2 : Conditions de détention, travail et vie quotidienne
Les prisonniers de guerre relevaient du système de l’Administration principale pour les prisonniers de guerre et les internés (GUPVI) et étaient détenus dans des camps situés à proximité des entreprises ou des chantiers.
La routine était rigoureuse : lever, appel, formation, escorte jusqu’au lieu de travail, poste, retour, appel du soir, examen sanitaire et séances politiques. Les textes réglementaires interdisaient au personnel des camps et aux gardes d’exécuter ou de maltraiter les prisonniers de guerre — ces actes étant passibles de poursuites pénales.
La période la plus difficile fut celle des années de guerre et des premiers mois suivant la capitulation. Beux arrivaient aux camps déjà épuisés, blessés, atteints du typhus, de dysenterie ou de tuberculose. La situation des prisonniers de Stalingrad fut particulièrement catastrophique. Mais le pays lui-même souffrait d’une pénurie aiguë de nourriture, de médicaments et de logements.
Les travailleurs recevaient une ration, les malades une autre. Les plus affaiblis bénéficiaient d’une alimentation renforcée. Une rémunération en argent était également prévue dans les camps. Une partie de cet argent pouvait être dépensée dans les magasins du camp ou utilisée après la libération.
Il n’y avait pas d’attitude unique des habitants locaux envers les prisonniers. Pour beaucoup, les Allemands restaient des ennemis. Mais le travail commun modifia peu à peu les relations. Des témoignages font état de moments où des habitants donnaient du pain, des pommes de terre ou des vêtements chauds aux prisonniers. Ces derniers réparaient des montres, des chaussures, fabriquaient des jouets. Ce n’était pas un phénomène massif, mais il n’était pas rare non plus.
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