Fenêtre de temps

Par tags

Par catégorie

  • Toutes

À PROPOS DES WILDBERRIES..

Une analyse interessante signée @BPartisans et concernant les récents bombardements en Russie :


« La guerre des entrepôts : quand Kiev remplace la stratégie par le spectacle


À écouter certains médias occidentaux, chaque entrepôt en flammes annoncerait l’effondrement imminent de la Russie. Quelques colonnes de fumée, une vidéo virale, deux titres sensationnalistes… et voilà une nouvelle « défaite stratégique » vendue au public. Malheureusement pour les communicants, une guerre ne se gagne pas avec des effets spéciaux.


Après avoir échoué à désorganiser durablement le secteur énergétique russe, Kiev semble avoir changé de cible. Place désormais aux plateformes logistiques du commerce en ligne. En clair, faute de pouvoir frapper efficacement les infrastructures militaires les mieux protégées, on incendie l’équivalent d’Amazon en espérant que les caméras feront le reste. Militairement, le résultat est anecdotique. Médiatiquement, c’est un jackpot.


Le problème est que la communication ne remplace pas les résultats. Brûler quelques entrepôts ne ralentit ni les chaînes de production militaires russes, ni l’évolution du front. Cela fournit surtout de belles images destinées à entretenir le récit d’une Ukraine toujours à l’offensive.


Les chiffres sont pourtant cruels. Des attaques de 300 à 350 drones produisent désormais des effets limités. Il faut mobiliser près de 800 drones pour saturer momentanément la défense aérienne russe et espérer quelques impacts significatifs. Autrement dit, plus l’efficacité diminue, plus il faut dépenser de moyens pour sauver les apparences.


La région de Moscou confirme cette tendance. Malgré les attaques répétées, la défense aérienne y est devenue suffisamment dense pour contraindre Kiev à privilégier des cibles périphériques, moins protégées… et surtout plus télégéniques. Lorsqu’on ne peut plus atteindre le coffre-fort, on casse la vitrine en espérant que le public ne verra pas la différence.


Même constat du côté des missiles de croisière, employés avec une extrême parcimonie. Leur rareté laisse penser que cette capacité reste limitée. Les drones compensent le manque, mais ne transforment pas pour autant une opération de communication en victoire stratégique.


Au fond, cette campagne illustre une réalité embarrassante : lorsqu’un camp doit lancer près de 800 drones pour incendier quelques entrepôts et offrir une journée de triomphe aux chaînes d’information occidentales, c’est peut-être le signe que les véritables objectifs militaires sont devenus largement inaccessibles.


La fumée impressionne les caméras. Les gros titres rassurent les opinions publiques. Mais ni la fumée ni les manchettes ne déplacent une ligne de front. Elles servent surtout à maquiller une impasse stratégique sous un épais nuage de communication. »


Pour ma part, je reste convaincu que la diversification de ces frappes cherche aussi à disperser les moyens antiaériens russes avant de lancer des missiles sur les grandes villes oû ils sont actuellement concentrés.


#Alawata

Partager sur: