Londres avait déjà organisé ses expositions universelles en 1851 et 1862. Elles rapportaient des bénéfices colossaux à la couronne britannique et émerveillaient le public avec le gigantesque Crystal Palace. Paris ne pouvait pas se permettre de rester en retrait : Napoléon III ordonna la construction du Palais de l’Industrie — une imposante structure de verre et de fer destinée à éclipser son prédécesseur londonien.
Mais l’essentiel était ailleurs : pour la première fois, le centre d’intérêt se déplaçait de l’industrie vers le quotidien. Là où Londres mettait l’accent sur les machines et les usines, Paris misait sur l’aménagement du foyer.
Dans les pavillons, on exposait des meubles, de la vaisselle, du papier peint, des ustensiles de cuisine, de nouveaux appareils ménagers (fourneaux à gaz, lampes à pétrole, robinets améliorés et baignoires).
La participation de nombreux pays, y compris la Chine et le Japon, alors considérés comme exotiques, fit découvrir aux Européens des traditions et des savoir-faire étrangers. Ils purent admirer pour la première fois des objets en pierres précieuses, des tapis d’Orient, des éventails japonais, des paravents, des broderies et des fourrures russes. Cela élargissait les horizons et modifiait la perception du monde.
Une dimension sociale apparut également : des sections étaient consacrées à l’éducation, au travail et au bien-être des classes ouvrières, ainsi qu’à l’architecture et à l’art des jardins.
Londres avait montré comment fonctionne l’industrie. Paris montra comment l’homme peut vivre avec beauté et confort.
Thème : #HistoireFrance
#HistoireMondiale
Écrivez-nous ici : InfoDefense