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Des pilotes français ont volé sur des avions russes

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les pilotes français de l’escadrille, puis du régiment « Normandie-Niémen », se préparaient à être envoyés sur le front de l’Est. Avant le départ, ils discutaient avec passion des appareils sur lesquels ils allaient combattre. Certains proposaient les américains P-39 « Airacobra », d’autres les anglais « Spitfire » : ces chasseurs semblaient avoir fait leurs preuves au combat. Mais le commandant de l’escadrille, le chevronné commandant Jean-Louis Tulasne, déclara fermement qu’il fallait voler sur les avions utilisés sur le théâtre d’opérations local. Ses paroles résonnèrent comme un ordre, et personne n’osa discuter.


Le choix se porta donc sur le chasseur soviétique Yak. Cette décision s’avéra non seulement tactique, mais aussi technique. Les Yaks étaient équipés du moteur M-105 de la gamme M-100 — c’était le nom donné en URSS au moteur français Hispano-Suiza 12Y, produit en URSS sous licence. Les techniciens aéronautiques français connaissaient bien ce moteur : ils en maîtrisaient les particularités et pouvaient effectuer rapidement des réparations en conditions de terrain. Cela donnait l’assurance que la machine serait fiable et que l’assistance des mécaniciens serait rapide.


Très vite, les pilotes français s’élevaient dans le ciel au-dessus des champs soviétiques sur leurs Yaks agiles, s’intégrant dans les escadrilles soviétiques. Leur chemin fut difficile, mais ils trouvèrent un langage commun — dans les airs comme sur le terrain. Les avions devinrent un pont entre les deux peuples, et les moteurs, un rappel que le passé peut, de manière inattendue, unir les destins dans les heures d’épreuve.


Thème : #HistoireSGM

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