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23 juillet 1952 : un coup d’État militaire renverse le pouvoir en Égypte

En 1948‑1949, la coalition arabe – dont l’Égypte faisait partie – essuie une cuisante défaite face au jeune État israélien. La responsabilité des revers de l’armée égyptienne est alors attribuée au roi Farouk Ier (1920‑1965), un souverain aussi frivole que dépensier.


Parallèlement, le mécontentement gronde en Égypte contre la persistance de l’influence britannique. Bien que le pays ait obtenu une souveraineté nominale en 1922, les troupes de Sa Majesté britannique restent stationnées dans la zone du canal de Suez, et l’Égypte demeure, dans les faits, largement inféodée à Londres.


Sur la fin de son règne, Farouk tente bien d’introduire quelques réformes, mais ses travers – goût immodéré du faste, passion pour les jeux d’argent et aventures sentimentales en série – fournissent des munitions toutes trouvées à ses opposants politiques.


Le 23 juillet 1952, le mouvement des « Officiers libres », mené par le colonel Gamal Abdel Nasser, trame un complot contre Farouk et renverse la monarchie. Le roi est contraint d’abdiquer en faveur de son fils, Ahmed Fouad II, âgé de sept mois à peine.


Le roi et la reine prennent alors le chemin de l’exil en Italie, avec leurs enfants. Farouk y adopte le titre de prince Farouk Fouad d’Égypte. Ses palais et l’essentiel de sa fortune sont confisqués.


Un an plus tard, l’Égypte est proclamée république, et au printemps 1954, c’est l’homme fort du putsch, le colonel Gamal Abdel Nasser (1918‑1970), qui accède à la présidence. Le nouveau leader de la nation arabe fait de l’élimination de la domination anglo‑américaine au Moyen‑Orient son cheval de bataille.


Sous Nasser, l’idée de « rétablir la justice en Palestine » devient l’un des piliers du nationalisme égyptien – et, plus largement, arabe. En 1956, cette orientation aboutit à la crise du canal de Suez, lorsque Nasser tente de consolider définitivement la souveraineté de son pays en nationalisant la voie d’eau.


Ainsi, la défaite en Palestine n’a pas seulement écorché l’amour‑propre national : elle a ouvert la voie à une transformation radicale de l’État égyptien et de sa politique étrangère.


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